1972 : Le Focode réclame une journée de commémoration.




Par: Aubin Niyonkuru , mardi 29 avril 2014  à 18 : 34 : 59
a

Tous les Burundais se souviennent de la date du 29 avril 1972 mais personne n’a osé qualifier ce qui s’est réellement passé, selon le Président du Forum pour la Conscience et le Développement.

« En cette date une catastrophe s’est abattue sur le Burundi, qualifiée d’ikiza (drame).Mais qu’en est-t-il réellement ? Pourquoi personne n’arrive à nommer cet innommable ? » s’interroge Pacifique Nininahazwe, président du FOCODE.

Cet activiste trouve qu’au lieu que cette date continue à hanter les Burundais toutes les années comme un fantôme qu’on ne connait pas, il est plutôt important que les autorités instituent la date du 29 avril comme une journée de mémoire, en mémoire de toutes les victimes de cette tragédie innommable mais aussi en leur honneur. Il indique que cela pourra être l’occasion de réfléchir et de débattre sur ce qui s’est passé afin de dégager des solutions pour que le même drame ne se reproduise plus.

Pacifique Nininahazwe rappelle que la crise de 1972 a alimenté toutes les crises qu’a connues le Burundi.

« Cette crise a été le moteur des autres qui ont suivi. Il est donc important que la prochaine commission vérité et réconciliation qui sera mise en place arrive à clarifier l’histoire de 1972 pour apaiser les cœurs des Burundais. » A-t-il précisé.

Pour le Focode, la date du 29 avril devrait être une journée fériée, une journée de mémoire comme l’est l date du 21 octobre en mémoire de l’assassinat du Président Melchior Ndadaye et ses collaborateurs et des crimes qui ont suivi cet assassinat.

La crise de 1972 résulte d’une insurrection qui a éclaté le 29 avril 1972 dans certaines localités de la province de Bururi (Nyanza lac, Vyanda et Rumonge) au sud du pays. Cette insurrection a été suivie par une répression aveugle du pouvoir de Michel Micombero à travers tout le pays au cours de laquelle des centaines de milliers de Burundais furent sauvagement exécutés, alors que d’autres durent s’enfuir pour se réfugier dans les pays limitrophes dont la Tanzanie, le Rwanda et l’ex-Zaïre (Actuel République Démocratique du Congo). La tension foncière aiguë auquel est actuellement confronté le Burundi trouve ses origines dans cette catastrophe de l’histoire burundaise, mais qui est paradoxalement moins relatée.




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Par mwenengwe07   ce  mardi 29 avril 2014   à 19 : 34 : 46

Iyi ni intango nziza : kwemera ko uyo munsi (cane-cane uyo mwaka wa 1972) wokwama wibukwa. Imiryango itari mike yarabuze abo itanse. Imana ibafashe ! Naho kutamenya/kutavuga izina ry’ivyabaye, jewe nsanga ari ukwirengagiza, ukwiyibagiza, canke ukunyegegeza. Nsanga ari ugutinya ukuri no kurekuranira : Habaye ihonyabwobo ryakorewe aba Hutu (genocide contre les Hutu).



Par Weah Mzalendo   ce  mardi 29 avril 2014   à 20 : 02 : 46

Voilà une autre date de larmes aux yeux et de graves événements mais elle existait bel et bien dans les mémoires des burundais bien qu’elle n’est pas reconnue par les autorités.
La tragédie de 1972 a laissé en arrière un héritage de haine et de vangeance. Son impunité nous a ramené aux autres tragédies des années sombres de l’histoire du Burundi comme tout le monde peut le remarquer. Nous craignons que cette histoire se traduira de manière arbitraire et à chacun comme elle l’a vécu et de génération en génération. C’est ce que le pouvoir de Bujumbura vient de proposer au peuple burundais en votant la loi du CVR en ignorant carement les écrits d’Arusha. Qui vivra nous en dira le contraire.



Par Joseph Hasabumutima   ce  mardi 29 avril 2014   à 20 : 04 : 20

Je suis tout a fait favorable a cette idee. Le sang versé des Hutu et Tutsi( et twa ?)a arrosé cette meme terre que partagent encore les deux ethnies qui continuent a s’entre-dechirer malgre l’hypocrisie de cohabitation.

Il est grand temps que les Burundais mettent leur fierté de coté, se regardent droit dans les yeux et, se disent :"JE M’EXCUSE".
Tous debats et ecrits des deux cotés devraient etre orientés vers ce qui rapproche, plutot que ce qui divise les Hutus et Tutsi. Les extremistes des deux cotés (on les connait, on les voit, on les lit, on les entend) devraient etre publiquement denoncés et isolés. La solidarité collective dans le mal devrait prendre fin.

Oui, la date du 29 Avril devrait etre une JOURNEE DE MEMOIRE en honneur des ames des Hutu et Tutsi sacrifiés. En meme temps, un Monument National devrait etre erigé en memoire de toutes les victimes (connues ou non) du fait qu’elles soient nées Hutu ou Tutsi.
Toutefois, ceci devrait etre l’aboutissement d’un processus de verite et Reconciliation ou des representants des Hutu et Tutsi devraient demander publiquement pardon au nom de leurs ethnies.

C’est juste un point de vue.



Par   ce  mardi 29 avril 2014   à 23 : 18 : 13

Bon, ça commence à être bien clarifié, Que vous commencez à dire la vérité ?? C’est bon !! c’est ne qu’un début, continuer à faire de même sinon, les Burundais allient tourner le dos cotre toutes les sociétés civiles burundaises trop partisanes.



Par komera   ce  jeudi 1er mai 2014   à 09 : 32 : 36

Pacique kura ubwo buzuru ngaho. Ko atawukwibagiye ko utigera uvuga ikintu na kimwe ciza kiretse "akarambaraye"



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