Son silence assourdissant sur la crise à l’UB et à l’ENS déconcerte




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 30 avril 2014  à 17 : 44 : 45
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Dans exactement 12 jours les étudiants auront fait deux mois sans entrer dans les auditoires. Le 17 avril 2014, le ministre de tutelle a modifié l’article relatif à la réduction de l’effectif des étudiants qui devraient bénéficier de la bourse mais les ceux- ci conditionnent la reprise des cours avec la suppression du décret présidentiel portant réorganisation de l’octroie de la bourse d’étude. Dans bientôt deux semaines, deux mois vont s’écouler, le problème reste sans suite et cela dans un silence assourdissant des autorités.

Le président de la république a pris en effet cette décision alors que les étudiants venaient de passer plus d’un mois dans la rue. Là encore, ils n’ont pas répondu favorablement à cet appel à la reprise des cours. D’ailleurs , l’un des étudiants qui les avaient appelés s’est dédit plus tard sous prétexte que leurs revendications n’avaient pas été satisfaites.

Aujourd’hui, la question reste d’actualité et visiblement sans réponse. Pourtant, beaucoup d’acteurs de la vie politique du Burundi dont les évêques catholiques lors d’une réunion avec le deuxième vice président de la république avaient plaidé pour que la question trouve une issue.

Les étudiants interpellent aujourd’hui Pierre Nkurunziza à modifier l’article portant sur l’effectif des étudiants qui devraient bénéficier de la bourse en cas de redoublement pour une seule année à défaut de quoi ils ne reprendront pas les cours.

Les autorités concernées en occurrence le ministre Joseph Butore et Gaston Hakiza, respectivement ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et recteur de l’Université du Burundi se sont exprimés sur le dossier le 27 mars 2014.
Plus d’un mois après, c’est le silence assourdissant de ces deux hommes au moment où 18 milles étudiants sont sur leurs collines.

Silence certes, mais le silence est assourdissant et déconcertant à la fois. En attendant l’issue de la question, la France et la Belgique ont déjà supprimé les projets de développement de l’enseignement supérieur et conditionnent la reprise de ces projets avec l’adoption par le Burundi des lois de nature à promouvoir l’enseignement supérieur et la recherche au Burundi.




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