Muyinga : Des tests de grossesses surprises pour lutter contre les grossesses non désirées




Par: Dieudonné Nzeyimana , vendredi 2 mai 2014  à 17 : 20 : 06
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A l’école des sciences paramédicales de Muyinga, un test de grossesse est obligatoire pour toute fille, et cela de manière surprise une fois le trimestre.

Cette pratique est taxée d’atteinte à la vie privée par certains élèves.

Le Directeur de cette école déclare que c’est une recommandation des parents visant la lutte contre les grossesses non désirées à cette école sous convention musulmane.

Dès le début de cette semaine, les élèves de l’école paramédicale de Muyinga attendent impatiemment les résultats des tests de grossesses organisés à cette école vendredi le 25 avril passé. Toutes les filles à cette école ont déjà subi ce genre de test obligatoire.

On les rassemble dans une salle de façon surprise, systématiquement elles passent par le test d’analyse de l’urine. Le matériel est fourni par l’école, les filles testées sont invitées à rembourser autour de 1000 Fr.BU, valeur du tube utilisé.

Muzehe Salvator, Directeur de cette école sous convention musulmane parle de l’application des directives des parents.

« Dans le souci de combattre les grossesses non désirées en milieu scolaire, il est programmé des tests réguliers pour décourager les jeunes filles qui, enceintes, continueraient à se présenter à l’école », parle t-il.

Par jeu d’influence, les grossesses non désirées peuvent se multiplier à cette école si les filles engrossées ne sont pas rapidement chassées de l’école, explique le directeur.

Certains élèves acceptent malgré eux cette pratique. Une atteinte à l’honneur de ces filles surtout les jeunes filles déclarant encore fières de leur virginité en dépit de ces soupçons pesant sur tout l’établissement.

Elles demandent à ce que ces genres de tests obligatoires soient ponctuellement organisés sur des sujets suspectés.


Mesure salutaire pour les parents

Dans cette seule commune de Muyinga où 71 cas de grossesses non désirées ont été recensés par le FNUAP au cours de l’année passée dans les écoles primaires et secondaires, certains parents saluent cette initiative de la direction de l’école paramédicale de Muyinga.

« Il faut des stratégies de dissuasion », jugent quelques parents. Cette mesure pourra d’ailleurs être élargie au collège de la COMIBU Muyinga dès la rentrée scolaire prochaine, a déjà prévenu le président du comité des parents au collège.

Une crainte liée à cette stratégie, c’est l’attitude de quelques jeunes filles qui, au lieu d’avoir peur de la débauche, préféreraient plutôt l’usage des méthodes contraceptives, inquiétude également soulevée par le président du comité des parents au collège de la COMIBU, rappelant que c’est contre la morale musulmane.

Certains parents désapprouvent fermement, par ailleurs, la mesure du gouvernement autorisant aux filles mères à regagner l’école même avec de nouveaux nés.

Leur demande : « exiger un délai minimum de deux ans pour que la jeune maman puisse s’occuper de son bébé », après grossesses non désirées.

Vous saurez qu’au lycée Communal de Muyinga, établissement situé à un kilomètre de l’école paramédicale de Muyinga, une dizaine de filles ont déjà quitté le banc de l’école au cours de cette année scolaire en cours à cause des grossesses non désirées.

La direction provinciale de l’Enseignement dans cette province y voit un grand défi à la scolarisation de la fille burundaise. Elle vient de lancer la Compagne « ZERO GROSSESSE EN MILIEU SCOLAIRE », au début du deuxième trimestre de cette année scolaire en cours.

Photo : RNW




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Par Ndikumana Amin (Roger)   ce  vendredi 2 mai 2014   à 18 : 26 : 46

None izo nda abo bakobwa barazitera ? Ko ataco muvuga kubazibatera ? Et pourtant la loi est claire sur toute personne qui engrossirait une mineure.
Les parents se battent avec les moyens à bord. Il faudrait les épauler en sensibilisant les hommes et les jeunes hommes aussi afin qu’ils laissent ces filles tranquille.
Et là, on parle des grosses en oubliant que des fois le SIDA est aussi derrière.



Par bigabobitihangana   ce  samedi 3 mai 2014   à 20 : 03 : 42

none izo nda bazivanye ku biti ? Abo bakobwa ni bavuge abazibateye hanyuma bahanwe erega bica ubuzima bwa bakobwa ; kandi n’amarwara yose ya SIDA, kuberiki muvuga inda gusa mutavuga SIDA ? Nayo mama yaba yari inda gusa ata MUGERA urimwo.



Par umusomyi   ce  dimanche 4 mai 2014   à 12 : 59 : 03

Abo bavuga ngwizonda bazikuyehe sibdabumva, kuko abobakobwa nibo
Bategerezwa kuba responsable
Ntazoja kuvuga ngo hari umugabo yamuhenze ngo baryamane n’imba adafise ingorane zo mumutwe. Rero ntabwo boronderera ingorane mubagabo atawafashwe kunguvu.



Par jewe   ce  dimanche 4 mai 2014   à 15 : 41 : 40

Ndikumana bambarize sha ko abo bakobwa izo nda bazitera bonyene ?



Par Wamuyinga   ce  lundi 5 mai 2014   à 02 : 03 : 39

Umusomyi wee,ubwo uri sérieux ?

Je voudrais pas entrer dans l’intimité des gens.Mais peux-tu affirmer que toutes ces filles étaient consentantes ?
Peut être que les mentalités évoluent !
Mais je sais que dans le passé,...pas très lointain, certaines filles été forcées et que par pudeur, n’osaient même pas en parler ou porter plainte .
Il faut plutôt les sensibiliser sur les lois qui les protègent car dans de telle situation, c’est elles qui perdent.



Par nimpaye joseph   ce  mardi 6 mai 2014   à 17 : 00 : 53

ces test d’urine ne servent parfois en rien car avant plus de deux semaines, le test est négatif alors que la fille est enceinte. En effet ce genre de depistage est contre les droits de l’homme. Wewe wopima par exemple sida umuntu atabishaka ? Il est en de meme pour les gorssesse



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