A quoi ont abouti les assises des médias ?




Par: Marc Niyonkuru, , jeudi 8 mai 2014  à 21 : 50 : 14
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Les responsables des médias, les consommateurs de l’information ayant en charge la communication et le ministère ont convergé sur la nécessité d’innover encore pour donner aux consommateurs de l’actualité une information dont la population a davantage besoin lors des assises des médias tenues à Gitega.

Ces assises des médias avaient pour objectifs d’évaluer la part des médias quant à la façon dont elle accorde sa matière au public et de donner l’occasion aux consommateurs à donner leurs points de vue pour la promotion de la presse au Burundi surtout en ce moment où les élections de 2015 sont proches selon le président de l’Association Burundaise des Radiodiffuseurs, Vincent Nkeshimana.

A la suite d’un audit des médias par les médias eux-mêmes, les responsables des médias ont jugé utiles de faire tenir ses assises pour mieux servir le public selon l’ABR. Trois jours après, il a été constaté que les médias burundais utilisent un maigre budget en comparaison avec d’autres pays surtout développés.

Pour illustration, la Radio Isanganiro et le Groupe de presse Iwacu consomment deux millions de U$D par an au moment où The Nation Medias Group du Kenya ont un budget estimé à 178 millions de U$D par an. Un tel contraste s’explique en général par le fait que le Kenya a une longue tradition anglophone par rapport à l’amour de la lecture et par les moments sombres de l’histoire du Burundi qui ont eu pour conséquence à glisser dans l’apologie de la haine pendant la crise de 1993.

Ces responsables des médias et consommateurs de l’actualité burundaise se sont convenus pour développer la presse au Burundi. Ce faisant, les journalistes burundais vont être outillés en marketing. Le conseil national de la communication, les pouvoirs publics et les responsables de la presse doivent avoir des contacts réguliers pour dissiper tous les malentendus éventuels.

Les opérateurs économiques auront une occasion d’être écoutés pour voir en quoi ils peuvent profiter des services de la presse et par conséquent aider au progrès de celle-ci. Ils ont constaté que la nouvelle loi sur la presse constitue une entrave pour l’accès du public à l’information et conclu sur la nécessité de la revoir.

Reconnaissant de ne traiter que des sujets à caractère politiques dans l’actualité, les journalistes burundais vont davantage diversifier les sujets en s’intéressant surtout à aux préoccupations de la population à la base.

Le gouvernement devrait aussi exonérer le matériel technique des médias acheté à l’étranger. Il a aussi été recommandé au président de la république d’organiser des rencontres avec la presse burundaise pour donner ses points de vue par rapport aux sujets de l’heure.




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Par Audace Machado   ce  samedi 10 mai 2014   à 18 : 29 : 19

Salutations les amis/collegues.
D’une part, je suis ravi que, pour la premiere fois -ou une des rares fois-, et les politiques, et les fanatiques politiques laissent les professionnels des medias - en tout cas je ne lis rien comme commentaires a propos de cet article-, comme on en entend de temps en temps.
D’autre part, les medias ont besoin de diverses contributions de la part des citoyens qui les consomment.
Seulement, ’contributions’ de quelles genre ? Seulement, pourquoi ici, on ne commente pas ? Simple : j’ai eu la chance de faire un travail sur les medias au Burundi, et les conclusions menent aux caracteres de l’interaction entre Acteurs politiques et Media. Il semble normal que dans un pays, aux realites comme celles du Burundi ou des Grands Lacs, les situations s’enveniment souvent entre politique et media. Plus clairement, ces dites conclusions etablissent la relation "associes-rivaux" entre le secteur politi’ste’ et le mediatique, ce qui influent sur le contenu de ces dits medias.
Partout au monde, il est observe cette situation, surtout dans des societes aux realites semblables a celle des Grands Lacs.
Tout le monde s’accorde sur la question ’enigmatique’,"que serait un pays comme le Burundi d’aujourd’hui, s’il n’y avait pas un contexte mediatique que le pays connait ?" Allez de l’avant les gars !



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