CVR : les considérations de la société civile reléguées à l’écart




Par: Marc Niyonkuru, , lundi 26 mai 2014  à 15 : 29 : 09
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Douze organisations de la société civile regrettent que le président de la république du Burundi ait promulgué la loi sur la commission vérité et réconciliation sans prêter aucune considération aux desiderata de la population contenu surtout dans les clauses des consultations populaires.

Dans une correspondance qu’elles avaient écrite au numéro un burundais le 14 mai de cette année en plaidant pour une seconde lecture avant promulgation, ces organisations ont relevé les points qu’elles qualifient d’importants pour l’efficacité de la CVR dans l’avenir du Burundi. Elles interpelaient les députés à montrer clairement la façon dont les commissaires devraient être nommés.

Cette loi stipule en effet que le choix de ces hommes et femmes sera fait suivant les équilibres constitutionnels. Pour ces organisations une telle considération diffère des propositions émises lors des consultations populaires. Les burundais avaient proposé que ces commissaires soient choisis avec le plus d’objectivité et inclusif possibles.

Les Nations Unies, la Société civile et la population estimaient que ces personnes devraient être choisies en fonction des régions, d’ethnies et de leur capacité de savoir faire. Elles doutent que les raisons politiques risquent de prendre le devant dans le choix de ces commissaires.

L’absence d’instances judiciaires dans cette loi sur la CVR est aussi un autre défi pour cette loi sur la CVR. Puisque la population avait proposé qu’il ait un tribunal spécial pour le Burundi dans la mise en place de la CVR ces organisations s’étonnent de voir que le gouvernement écarter cette demande de la population.

Pire encore, cette loi ne montre nulle part encore que les personnes qui seront accusées de crimes graves dans le passé du Burundi seront écartées des postes de responsabilités comme dans l’armée, la police, la justice et ailleurs. Elles estiment que la CVR envisagée par les autorités burundaises risquent plutôt d’ouvrir la porte à l ‘impunité.

Dans une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce dimanche Rwasa Agathon a indiqué que cette loi risque ne pas être pour la population. En cause, il estime que seules les préoccupations du CNDD- FDD ont remporté pendant l’élaboration de cette loi.




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Par citoyen   ce  mardi 27 mai 2014   à 08 : 10 : 05

oui,je suis d’avis que les considérations de la société civile auraient dues etre pries en compte. Mais quelque part Monsieur le journaliste vous faites de la comédie ! vous trouvez que celui qui soit lésé par ce décret au premier chef serait monsieur Rwasa Agathon ? Il faudrait un grand analyste pour comprendre les raisons qui vous ont poussé è vous adresser à lui,et surtout à lui !!



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