L’Ubj indignée des convocations intempestives des journalistes




Par: Aubin Niyonkuru , lundi 26 mai 2014  à 16 : 42 : 24
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L’Union Burundaise des Journalistes s’inquiète des convocations intempestives contre les journalistes. Après Alexis Nimubona, correspondant de la Radio Bonesha fm à Bubanza et Eloge Niyonzima, correspondant de la Radio Publique Africaine dans la même région ; un autre journaliste vient d’être convoqué par le Parquet près le Tribunal de Grande Instance en province Muyinga : il s’agit d’Alexis Nimubona.

Ce journaliste correspondant de la Rpa en provinces Muyinga et Kanyanza a été interpellé par la justice après qu’il y ait livré, vendredi dernier, une information faisant état d’une probable corruption d’une personne qui aurait donné l’information faisant état d’une distribution d’armes dans la population de la zone Ruzo en commune Giteranyi.

Selon cette information du correspondant de la Rpa, le gouverneur de la province Muyinga a fait sortir du cachot Marie Minani, la militante de l’Uprona qui avait été arrêtée jeudi dernier, elle aussi, poursuivie par la justice. Cette dernière est accusée d’avoir livrée l’information relative à la population qui détient les armes dans la zone Ruzo,

Le gouverneur de la province Muyinga, Ildefonse Ntawunkunda a affirmé qu’il a fait sortir du cachot Marie Minani dans le but de la nourrir dans un des restaurants de ladite province, pratique plutôt inhabituelle que certains ont qualifié de tentative de corruption.

Alexis Nimubona indique qu’il a été convoqué pour raison d’enquête, motif qui est précisé sur sa convocation. Mais ce journaliste croit plutôt qu’il est poursuivi suite à ce reportage de vendredi dernier.

L’Ubj se dit préoccupée de ces interpellations intempestives dont fait objet les journalistes ces derniers jours dans les différents coins du pays. Alexandre Niyungeko les qualifie de harcèlement judiciaire.

« ….aujourd’hui c’est à Muyinga, hier c’était à Bubanza et avant c’était à Rumonge,cette recrudescence des harcèlements nous préoccupe surtout que nous constatons que même ceux qui s’adressent aux journalistes sont aussi persécutés, emprisonnés pour la seule raison qu’ils ont donné leur point de vue », a déclaré le président de l’Ubj.

Alexandre Niyungeko dit que cela montre bien qu’il y a une volonté des pouvoirs publics à museler la presse et à violer la loi fondamentale qui reconnaît la liberté d’expression de tout un chacun, ce qui est donc inconcevable dans une société qui se veut démocratique. Cette situation devrait plutôt s’arrêter a-t-il souligné.

« Nous l’avons vu, ces confrères et sœurs qui sont persécutés aujourd’hui c’est parce qu’ils épinglent les problèmes qui se passent dans différents coins du pays et qui montrent des manquements des pouvoirs publics, si jamais ces pouvoirs sont déterminés à obliger les journalistes à ne dire que ce qu’ils veulent, nous pensons qu’on ne pourra pas arrêter à épingler ces problèmes auxquels fait face la population », a souligné Alexandre Niyungeko.

Selon lui l’on ne peut pas affirmer que tout est rose chez nous, il peut donc arriver qu’il y ait des erreurs dans le métier de journalisme, mais la loi est claire. Si il y a une personne qui se sent lésée par une information ; il a toujours le droit soit de faire un démenti ou soit de donner son point de vue si cette information a été donnée sans tenir compte de son point de vue.




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