Climat politique : Le gouvernement n’a rien à changer




Par: Aubin Niyonkuru , jeudi 5 juin 2014  à 07 : 44 : 03
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La question de restriction de l’espace politique et des libertés civiles qui entrave les activités de l’opposition, de la société civile et des medias, à l’approche des élections de 2015 a été évoquée par plus d’un ces derniers et surtout les diplomates de la sous région qui ont visité le Burundi la semaine dernière.

Au sortir de l’audience avec le Président du Sénat burundais le 31 mai dernier, l’Ambassadeur des Etats unis dans la région des Grands lacs n’a pas caché ses inquiétudes quant au climat politique actuel, à la veille des élections de 2015.

« Je dois signaler un élément important qui a fait objet de notre discussion avec le Président du Sénat. Il ne s’agit pas du tout d’un bon déroulement des élections le jour du vote qui en assure la transparence, la priorité est d’avoir un processus électoral où tout le monde peut se sentir libre de participer. Cela signifie que les partis politiques doivent avoir la liberté de se réunir, d’exprimer leur programme et les médias d’avoir la possibilité de couvrir ces élections. Nous la communauté international sommes préoccupés que cela ne soient pas fait dans les brefs délais » ; a déclaré Russel Feingold.

Gabriel Ntisezerana, Président du Sénat s’est plutôt monté optimiste. « Tous les partis politiques reconnus par la loi sont libres de travailler conformément à la loi », a-t-il souligné après cette audience.

Deux jours après, l’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands lacs Mary Robinson, le Représentant spécial de l’Union africaine pou le Burundi et la région des Grands lacs Boubacar Diarra et le Coordinateur principal de l’Union africaine pour la même Région Koen Vervaeke ont exprimé les mêmes inquiétudes dans leur communiqué du 02 juin.

« Le Burundi a fait des progrès louables en arrivant à surmonter une histoire faite de conflits, mais ces progrès risquent d’être remis en cause par la mise en œuvre des mesures visant à entraver le processus électoral et empêcher la pleine participation de toutes les parties prenantes », peut-on lire dans ce communiqué.

Le même communiqué dit que tout effort visant à empêcher les réunions, d’intimider les participants ou de fragiliser l’action de l’opposition met en péril le processus électoral et va à l’encontre de l’engagement exprimé par le gouvernement Burundais pour la démocratie.

Le gouvernement burundais apprécie positivement toutes les visites effectuées par ces différents diplomates selon son porte parole. Mais Philippe Nzobonariba dit qu’il n’y a pas lieu de changer quoi que ce soit en matière d’assainissement du climat politique.

« A partir de maintenant tout comme hier le gouvernement burundais n’a pas à changer. Plutôt le gouvernement réitère son appel à tous les partenaires politiques de respecter la loi », a déclaré Philippe Nzobonariba dans une interview à la Radio Isanganiro.

Selon le porte parole du gouvernement, si ces diplomates ont émis ces inquiétudes que certains milieux politiques sont malmenés, c’est normal parce qu’après avoir rencontré les membres du gouvernement, ils ont aussi rencontré l’opposition, et ils en appellent à la responsabilité de tous les partenaires, mais le gouvernement ne va pas changer dans le sens de laisser les gens violer la loi.

Concernant les inquiétudes de l’opposition en rapport avec les élections de 2015 qui risquent de ne pas être financées, Philippe Nzobonariba trouve qu’il n’y a aucun obstacle à ce que ces élections ne soient pas financées. « Le gouvernement est bien conscient que ces élections vont être financées », a-t-il ajouté.




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Par Rose Hakizimana   ce  samedi 7 juin 2014   à 15 : 59 : 09

Ingorane mu Burundi tufise Ubonye ko yatowe akaja a la tete du
Pays aca aba intahanugwa kuko aca yibaza ko kirya kibanza
atanumwe yaragikwiye atariwe wenyene

Ni ngorane nini kuko twigira incabwenge,kandi ubwo bwenge bwo kutahanugwa atari bwiza na gato
nkavuga nti ko tufise ABATUTWARA basenga nigira bosab IMANA
Ubwenge bwo gutwara neza mu Bwitonzi no kwicisha bugufi



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