Société civile : Le soutien à P. C Mbonimpa continue




Par: Aubin Niyonkuru , mardi 17 juin 2014  à 17 : 19 : 19
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Les organisations la société civile et celles des professionnels des médias ont de nouveau annoncé qu’elles comptent faire une marche pacifique en guise de soutient au président de l’Aprodh qui vient de passer plus d’un mois d’incarcération. Cette marche est prévue pour vendredi prochain, le 20 juin.

La 1ere marche devrait avoir lieu lundi dernier comme l’avait annoncé le secrétaire général du Forum pour la Conscience et le Développement, une des associations organisatrices de cette marche. « C’est une marche de soutient à ce doyen des défenseurs des droits de la personne humaine au Burundi », avait précisé Maitre Janvier Bigirimana.

Le Maire de la ville de Bujumbura a aussitôt empêché cette marche pacifique. Saidi Juma estime, selon son communiqué, que cette marche avait un caractère insurrectionnel. Aussi, selon la même source, cette activité pouvait-elle influencer la justice d’une manière ou d’une autre alors qu’elle est déjà saisie du dossier.

Avec ce refus de l’autorité municipale, les organisations ci hautes citées ont saisi l’autorité hiérarchique, à savoir le ministre de l’intérieur, pour demander l’annulation de cette mesure qu’elles qualifient de non fondée.

Elles indiquent que cette marche ne doit pas être confondue à une quelconque insurrection qui, selon elles, est une infraction prévue par le code pénal burundais : « La société civile ne pouvait pas donc demander l’autorisation de commettre cette infraction » a déclaré Maitre Janvier Bigirimana.

Au cours d’une conférence de presse qu’elles ont tenues ce mardi, ces organisations dénoncent le comportement de certaines autorités visant à empêcher les citoyens à exprimer leurs idées pacifiquement.

Les représentants de ces organisations disent que les accusations du maire de la ville qui dit que ces organisations veulent mener un mouvement insurrectionnel sont gratuites.

Au nom de ces organisations, le président de l’Union burundaise des journalistes a rappelé qu’il n’y a pas lieu à confondre une marche manifestation et un mouvement insurrectionnel. Il a présenté la définition d’un mouvement insurrectionnel qui, selon le code pénal burundais, se définit comme un mouvement collectif qui s’extériorise soit par des actes portant atteinte aux pouvoirs publics et aux institutions établies, soit par des agressions contre les personnes ; la dévastation ou le pillage.

Ces organisations réaffirment leur engagement en des valeurs démocratiques, notamment le respect des lois et des institutions issues officiellement de la volonté du peuple, selon Alexandre Niyungeko. Elles n’attendent non plus aller ni au delà des limites tracées par la loi, ni porter atteinte aux institutions aujourd’hui en place, a-t-il précisé.

Par contre ces organisations s’insurgent contre cette tendance délibérée selon elles, à empêcher systématiquement les manifestations publiques des citoyens qui ne cherchent qu’à exprimer pacifiquement leurs opinions conformément à la loi.

Ces organisations attirent l’attention du ministre de l’intérieur qui pour le moment « analyse leur recours « conformément à la loi ci haut citée de ne pas tomber dans la même erreur que le maire de la ville », a déclaré Alexandre Niyingeko.




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Par harerimana pacifique   ce  mercredi 18 juin 2014   à 17 : 42 : 09

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Pacifique Nininahazwe : Ce lundi 16 juin 2014, il fera un mois jour pour jour depuis que Pierre Claver Mbonimpa est injustement en prison, avec le seul tort d’avoir alerté les autorités du Burundi et l’opinion nationale sur des informations qu’il a reçues et qui pouvaient gravement menacer la sécurité du Burundi. Mbonimpa ne demandait qu’une chose : une enquête crédible sur ces informations. Au nom de nous tous, citoyens du Burundi et amis de la paix dans le monde, un juste de 66 ans croupit en prison !

Une marche manifestation qui était organisée ce lundi à Bujumbura pour demander la libération de notre sage national vient, comme toujours, d’être interdite par le Maire de la ville de Bujumbura qui avance deux arguments sans aucun fondement et en dépit du respect des procédures légales par les organisateurs. Voici le Maire Saidi Juma dans ses propres mots : " j’ai le regret de vous informer que cette manifestation ne peut être accepté puisqu’elle a un caractère insurrectionnel".
"Toutefois,cette affaire est saisie par la justice et personne n’a le droit d’influencer cette dernière". La lettre porte la signature de son secrétaire général.

Légaliste comme toujours, la société civile et les organisations de presse annulent cette marche et propose un court rassemblement devant les bureaux de l’APRODH ce lundi à 9h, le temps d’exprimer notre solidarité avec l’Organisation et son Président.

Mais dans tout cela, je garde une question lancinante dans ma tête : quelle est la philosophie de la prison dans la tête du Président Pierre Nkurunziza ? Normalement elle est faite pour isoler les criminels et délinquants, les retirer de la société à laquelle ils pourraient nuire, les châtier pour les crimes et délits commis, décourager les autres citoyens de la commission des crimes et délits. Mais qu’advient-il quand on emprisonne un honnête citoyen, un sage qui sert de référence à toute la société ? Si la prison est destinée aux justes, aux meilleurs citoyens comme Mbonimpa, à ceux qui dénoncent la criminalité, à ceux qui alertent les autorités, à ceux qui inspirent les générations montantes, à un homme qui a déjà reçu deux prix mondialement prestigieux (prix Martin Ennals et prix Henri Dunant) pour son combat de défense de droits de l’homme, à un officier de la légion d’honneur de la Belgique, à un lauréat du prix Focode du Bon Citoyen, à un prisonnier qui se fait recevoir par des ambassadeurs à sa descente du camion de déshonneur, à un homme qui suscite la compassion du monde entier...c’est quoi ce genre de prison ? J’aimerais vraiment que le président me réponde car cela commence à devenir ridicule...

Et que gagne le Burundi quand la communauté internationale, quand les principaux bailleurs du Burundi s’inquiètent ? Je rappelle leurs récentes déclarations résumées par RFI.

1) Les ÉTATS-UNIS
"Ils se disent inquiets et avoir fait part de cette inquiétude au ministère de la Justice burundais. Washington appelle Bujumbura à respecter la procédure et les droits de Pierre-Claver Mbonimpa, le président de l’Aprodh. Source : RFI

2)L’UNION EUROPEENNE
Par la voix de son envoyé spécial pour les Grands Lacs, elle souligne l’importance du rôle et la contribution que la société civile doit pouvoir donner dans le cadre de l’organisation des élections. Parlant de la détention de Pierre-Claver Mbonimpa comme d’un cas emblématique, c’est pour ça que nous avons rendu public notre préoccupation. Source : RFI

3) LA FRANCE
Par la voix du porte-parole du Quai d’Orsay, elle dit également suivre avec attention cette situation. « Nous restons notamment vigilants s’agissant du respect, par la justice burundaise, du principe des droits de la défense et du droit à un procès équitable », explique Romain Nadal ajoutant « Paris réaffirme son soutien à l’action des défenseurs des droits de l’Homme partout dans le monde ». Source : RFI

4)LA BELGIQUE
Elle dit en avoir parlé avec le gouvernement burundais. Le porte-parole de la diplomatie belge explique par ailleurs que « dans la perspective des élections, il est important d’avoir un climat apaisé avec le respect de la liberté d’expression et plus largement des droits de l’homme » Source : RFI

5)LA GRANDE BRETAGNE
Le Foreign Office rappelle que des diplomates européens (britannique, belge, français, néerlandais…) étaient présents parmi la foule de quelque 200 personnes, le jour où la Cour d’appel étudiait la demande de remise en liberté de Pierre Claver Mbonimpa. Source : RFI

Monsieur le Président, répondez-nous : à qui profite l’emprisonnement de Pierre-Claver Mbonimpa



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