Muyinga : plus de 12.000 abandons scolaires, échec de la politique de scolarisation universelle ?




Par: Isanganiro , jeudi 19 juin 2014  à 12 : 41 : 20
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Dix mille huit cent vingt et trois écoliers et deux mille cinquante et deux élèves du secondaire ont déjà abandonnés l’école au cours de l’année scolaire en cours. Les communes les plus touchées sont Muyinga avec 2952, Giteranyi qui a perdu 3488 et Butihinda avec 1403 abandons pour les deux premiers trimestres seulement.

Ces statistiques de la direction provinciale de l’enseignement à Muyinga inquiètent les autorités administratives. Celles-ci tentent de lutter contre ces abandons en disséquant d’abord les causes.

Parmi les causes éventuelles, les responsables de l’enseignement dans différentes communes de la province Muyinga citent entre autre le départ d’écoliers vers les pays voisins à la recherche de l’emploi comme domestiques, l’exploitation des mines d’or, les mariages précoces pour les jeunes filles et le dégout affiché envers l’école. Pour cette dernière explication, Joseph Bucampwera Directeur de l’enseignement en commune Gasorwe trouve qu’il s’agit d’une conséquence de la mauvaise interprétation de la politique d’école fondamentale ou encore de l’utilité de l’école en cette période ou l’on trouve beaucoup de chômeurs même à la campagne. Pour ce directeur, il faut redoubler d’efforts pour sensibiliser davantage les élèves et parents sur les avantages de la scolarisation.

L’implication de l’administration à la base

Une des stratégies préconisée par Ildefonse Ntawunkunda, gouverneur de la province Muyinga, responsabiliser les comités mixtes de sécurité sur les collines. Le chef de colline et président de ce comité doit faire un rapport hebdomadaire de la situation d’abandons scolaire sur sa colline, l’administrateur doit convoquer le parent de l’élève en question.

En analysant ensemble les causes de l’abandon qui persiste malgré la politique de gratuité de l’enseignement à l’école primaire et à l’école fondamentale, on doit arrêter les stratégies à faire retourner l’élève à l’école dans les meilleurs délais d’après le gouverneur.

L’objectif du gouvernement étant la scolarisation de tous les enfants ayant l’âge requis pour être à l’école, ces effectifs d’abandons, qui vont d’ailleurs grimper avec ce troisième trimestre car des départs sont toujours observés jusqu’alors, devraient pousser à analyser en profondeur le fonctionnement du système éducatif burundais, d’après certains parents de Muyinga.




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Par citoyen   ce  jeudi 19 juin 2014   à 12 : 59 : 23

ce cas est très alarmant !! ou vont ces enfants ?quel est leur lendemain ? cela est une crise très importante qui ne devrait pas interpeller l’autorité administrative uniquement,mais plutot les spécialistes de l"éducation pour qu’ils donnent des suggestions au décideur politique,afin de mettre en place une nouvelle stratégie ;sinon il y a risque d’entretenir des délinquants potentiels qui pourront un jour remettre le pays en péril.
Quand au gouverneur,ce n’est pas une question à la hauteur de ses comités de sécurité ou une question d’intimider les parents pour pallier à ce problème ;cette question dépasse le cadre provincial.
Il faudrait faire en sorte que l"école soit réellement ami de l’enfant,et de l"enseignant mement,car si meme on essayait de créer des conditions interessantes à l"enfant,si l"enseignant n y trouve pas son compte, pour lui,l’école sera un lieu de lamentations et l’élève n y trouvera que dégout ;d’ou abandon ! prenons nos gardes avant qu’il ne soit trop tard.



Par ALEXIS   ce  jeudi 19 juin 2014   à 15 : 29 : 14

Qu’est ce que la sensibilisation de l’education de tous les enfants va apporter ? RIEN

IL N’Y A QUE DEUX ET SEULES UNIQUES SOLUTIONS :

1)UN NOMBRE SUFFISANT D’ECOLES PRIMAIRES/SECONDAIRES

2)EDUCATION GRATUITE ET "OBLIGATOIRE" POUR TOUS LES ENFANTS INDEPENDAMMENT DE LEUR ORIGINES OU NATIONALITES.



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