Muyinga : la criminalite monte




Par: Dieudonné Nzeyimana , lundi 23 juin 2014  à 19 : 31 : 43
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Dans la nuit du dimanche (du 22 au 23 juin 2014), trois personnes ont été tuées dans la province de Muyinga. La première victime est une femme nommée Buzoya Lidwine étranglée sur la colline Gatongati, commune Muyinga. D’après Sebujisho Ephrem, chef de colline Gatongati, cette dame serait tombée dans un piège de malfaiteurs alors qu’elle rentrait chez elle. Le corps sans vie a été retrouvé lundi matin, non loin de la route(RN6).

L’autre victime de la criminalité, c’est un certain Cobra, assassiné à coups de machettes, cette fois ci à Rabiro en commune Butihinda vers minuit d’après une source policière.

Pour les deux cas, les mobiles du crime ne sont pas bien connus, des enquêtes policières sont en cours. Deux personnes ont été arrêtées pour le cas de Gatongati, pour le dossier de Rabiro, 4 hommes sont sous les verrous.

Dans la même nuit, un meurtre est survenu à Buvumbi en commune Gashoho. Là, un jeune homme est tué pour uniquement 1000 fr.bu apprend-on d’un commissaire de police à Muyinga. Trois jeunes gens ont pallié sur l’appellation des cheveux en kiswahili, 1000 fr.bu, voilà le montant que devrait payer la victime qui confondait cheveux et barbes du moins en Kiswahili. Une tierce personne ayant tranché en sa défaveur, il a refusé de payer les 1000 fr.bu, les deux autres ont décidé de le frapper, forme de sanction. Un seul coup de pied au niveau des organes génitaux a suffi pour l’homme frappé rende l’âme d’après la même source policière.

Une police qui intervient

La police est intervenue, hélas, c’était pour constater les dégâts, apprend-on des habitants à Gatongati et Rabiro. Le commissaire de police à Muyinga indique que des enquêtes sont en cours pour déterminer les mobiles de cette criminalité. En somme, huit personnes ont été arrêtées. Après la conclusion des enquêtes, les personnes impliquées seront traduites en justice, promesse du commissaire de police à Muyinga.

La recrudescence de la criminalité est une réalité ces jours-ci dans cette province. Samedi, à midi, une femme de la commune Gashoho a étranglé son nouveau né. La femme, arrêtée après le forfait, a reconnu les faits lui reprochés. Elle justifie son crime par la peur d’être chassée par la famille de son époux en détention à la prison de Ngozi. L’enfant tué était le fruit d’une union hors mariage, voilà la révélation de la femme à la police.

Pour les défenseurs des droits humains, cette situation est préoccupante. D’après Innocent Ruberintwari, représentant l’AVDP (Association des Volontaires pour la Défense et la Protection des Droits Humains), des sanctions judiciaires conformément à la loi sont un des moyens de lutter contre la criminalité dans la société. A ce sujet, il rappelle l’impunité autour d’un cas d’une femme de la colline Gatovu en commune Muyinga condamnée à une peine d’emprisonnement à vie pour avoir commandité l’assassinat de sont époux en début de cette année. Malgré le prononcé du jugement par les juges du tribunal de grande instance de Muyinga, la femme condamnée jouit toujours de sa liberté. Le procureur de la république à Muyinga a signifié que l’affaire a été portée en appel au parquet près la cour d’appel de Ngozi, c’est ce parquet habileté à arrêter la femme condamnée.




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