Les agresseurs de Yannick Nihangaza désormais entre perpétuité et pendaison




Par: Désiré Nimubona , samedi 5 juillet 2014  à 12 : 21 : 19
a

Yannick Nihangaza est mort le 1er juillet 2014 et inhumé le 4 juillet à Mpanda (voir la photo). Après deux ans de comma en Inde, il a été rapatrié au Burundi par un jet ambulance. Les médias indiens, de même que les organisations de la société civile de ce pays ont eux aussi appris la mauvaise nouvelle de la mort de Nihangaza.

Mais, le fantôme du jeune Nihangaza agressé en Inde il y a deux ans s’installe dans les âmes de certains Indiens.

Le premier c’est l’un des responsables de la police à Jandhar, Naveen Singla, qui se montre favorable à la reprise du procès des agresseurs de Yannick Nihangaza.

Sans attendre que les amis ou les parents de Nihangaza renouvellent les plaintes comme le veut le code pénal de ce pays, Naveen Singla, responsable adjoint de la police a déclaré, après avoir appris la mort de Nihangaza que « c’est rare qu’une victime des agressions du genre décède un an après que les accusés aient été condamnés. Quand cela arrive au cours du procès, nous mettons à jour les charges automatiquement, mais maintenant, après la mort de Yannick, nous allons prendre un avis juridique ».

Cet officiel n’est pas le seul à voir les choses de la sorte. Un autre officiel de la Police qui s’est confié à Hindustime a souligné que « si les parents de Yannick Nihangaza ou même son ami renouvellent les plaintes, les peines seront rallongées ».

Si les bourreaux de Nihangaza avaient été considérés comme de simples agresseurs, avec sa mort, ils deviennent des assassins maintenant qu’il est mort, selon ces officiels de la police indienne, qui ajoutent que des attestations médicales attestant cette mort doivent cette fois-ci faire parti du dossier.

L’un des agresseurs de Yannick Nihangaza Ramneet Singh Uppal était le fils d’un commissaire de police Dharam Singh Uppal mort le 15 janvier 2013 d’une crise cardiaque.

Selon un membre de sa famille, sa mort est liée aussi à l’implication de son enfant dans cette affaire d’agression, car, selon notre source, son père avait commencé à se sentir mal après avoir appris que son fils Ramneet Singh Uppal était parmi les bourreaux de Nihangaza, une affaire qui a éclaboussé sa réputation en tant que haut cadre de la police indienne.

Selon le code pénal indien, spécialement dans son article 302, le meurtre est sanctionné par une peine de mort (ou un emprisonnement à vie) et une amande.

Aujourd’hui, les étudiants de Lovely Professional University, (l’ancienne école de la victime) vont célébrer comme les autres burundais de la diaspora, l’indépendance le 52ème anniversaire de l’indépendance du Burundi.

Ils vont profiter aussi de cette occasion pour se souvenir de leur ancien camarade parti pour étudier l’informatique mais revenu au pays en ambulance après une attaque raciste.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

2074 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

Par Rose Hakizimana   ce  samedi 5 juillet 2014   à 16 : 46 : 20

CONDOLEANCE A LA FAMILLE DE YANNICK,BIRABABAJE CANE KUBONA UMWANA AJA KWIGA AKAGARUKA BAJANA KU MPANDA,IYO TUBA DUFISE INTWARO IKUNDAB ITWARA,URWO RWARI URUBANZA ENTRE LE BURUNDI ET L INDE ,NONE UWO MUVYEYI ABABAJWE NU RUPFU RW UMWANA WIWE AZOGIRA UBWO BUBABARE AHEZE ASHOBORE KUJA KUBURANYA IKINDI GIHUIGU,MBEGA HO AMAFRANKA YA B AVOKA AZOYAKURAHE,ABARUNDI NI BAVE HASI BUMVISHE MINISTERE DE L EDUCATION,NA MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES BABE ARIBO BAJA KUBURANYA INDE, CANKE LETA IRIHE ABAVOKA BABURANIRA UWO MUVYEYI ,MURAKOZE



Par Lyse Anniella GAKIMA   ce  samedi 5 juillet 2014   à 19 : 01 : 55

Que justice soit faite ..nous t’oublierons jamais chère yann ..



Par ntihebuza   ce  lundi 7 juillet 2014   à 19 : 45 : 45

Abaguye hanze suyo wa mbere,na President yiciwe I Rwanda vyahereye aho,



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Rumonge : le nouveau directeur du centre de formation professionnelle de Gatete incarcéré



a

Burundi-Médias : Que risque la RFI ?



a

Buta a commémoré le 22ème anniversaire de l’assassinat des 40 séminaristes, martyrs de la fraternité



a

Ruyigi : Les enfants incarcérés réclament une école



a

L’affaire de gribouillage de photos qui conduit trois écolières de kirundo en prison



a

L’office du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ferme ses portes au Burundi



a

La CNIDH change de "look"



a

L’Ombudsman burundais tranquillise une famille qui crie à ‘’une spoliation de sa parcelle’’



a

En brève : quatre personnes emprisonnées dont Nahum Barankiriza



a

Bujumbura promet des poursuites judiciaires contre la BBC





Les plus populaires
Démocrate relâché par la justice à Cibitoke ,(popularité : 14 %)

CVR : La commission ad hoc agirait dans l’ombre,(popularité : 14 %)

Massacre à l’Université du Burundi : Gaston Hakiza, Recteur, témoin et lobbyiste ,(popularité : 14 %)

Le gouvernement burundais décide une fermeture définitive du bureau du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme au Burundi,(popularité : 13 %)

Les prisonniers de Mpimba visités par l’Ombudsman burundais,(popularité : 12 %)

Attaques de Cibitoke : Une famille reconnait son fils « victime d’exécution »,(popularité : 12 %)

Les survivants du « génocide de 1972 » dans les rues de New York en mai ,(popularité : 12 %)

La liste des demandes d’extradition de burundais à l’étranger s’allonge,(popularité : 11 %)

Justice :Un militant du parti au pouvoir condamné à 3 ans de prison pour tenue de propos haineux,(popularité : 11 %)

Le verdict des auteurs du putsch manqué est tombé,(popularité : 10 %)