L’enrichissement illicite existe mais n’est pas sanctionné




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 16 juillet 2014  à 19 : 28 : 35
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Le président de la Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et le Changement des Mentalités déplore de l’absence des lois pour sanctionner les cas d’enrichissement illicite qui sont devenus une triste réalité au Burundi.

Au cours d’une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce mercredi au moment où son collègue de la société civile Gabriel Rufyiri était empêché de quitter son domicile après avoir dit qu’il envisageait aller dans la rue pour décrier les cas d’enrichissement illicite qui prennent de l’ampleur dans ce pays, Faustin Ndikumana a regretté de voir que jusqu’à présent la loi burundaise est lacunaire.

« Nous avons même envoyé une correspondance au président en lui demandant d’user de ses prérogatives pour que l’enrichissement illicite comme infraction sans sanctionnée mais en vain »a-t-il souligné.

Selon lui, les Burundais devraient voir l’écart qu’il ya entre les salaires des dignitaires et les biens qu’ils possèdent pour constater que les cas d’enrichissement illicite sont une triste réalité au Burundi. Pour lui, la gestion des biens de l’Etat est teintée d’imperfection de nature à ouvrir la porte aux cas d’enrichissement illicite.

« La distribution des marchés publics, la gestion des finances publiques sont caractérisées par une confusion singulière sous d’autres cieux susceptibles d’attirer l’attention des décideurs surtout politiques » a-t-il ajouté. La loi sur la déclaration des biens pour les dignitaires politiques est lacunaire en ce sens qu’elle ne réserve aucune sanction pour quiconque ne déclare pas ses biens avant et après l’exercice de son mandat, selon toujours la Parcem.

La parcem estime que la politique de tolérance zéro contre la corruption a foiré parce que le président de la république qui en a été le chantre n’a pas été le premier à déclarer ses biens. « C’était une chanson. S’il avait besoin de prouver sa bonne foi dans la lutte contre la corruption, il se serait fait violence en déclarant ses biens et ainsi il aurait tracé le chemin pour les autres », a-t-il ajouté.

De la part de Faustin Ndikumana, le Bujumbura ne peut plus empêcher que l’enrichissement illicite se commette puisque certains des dignitaires ont trempé dans pareille infraction. Le combat de la société civile restera sans effets parce que les dignitaires politiques affichent moins d’engouement contre le fléau relatif à la lutte contre la corruption.




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Par Rose Hakizimana   ce  samedi 19 juillet 2014   à 17 : 39 : 21

HANURA BAREKE KUJA BARICA ABANYAGIHUGU MU KUBADUGIRIZA IBINTU KUBERA BO ATABUKENE BAFISE,KANMDI AYO MAFRANKA BAFISE BAYAKURA MURABO BANYAGIHUGU BAGOWE, MBEGA NTIBATEMBERA MU GISAGARA NGO BARABE UKWO HASA KO ATARKO HASA IGIHE BAJA KU BUTEGETSI, CANKE NTIBASOMA IBIMENYESHA MAKURU,NTIBUMVIRIZA AMARADIYO,
KUBWABO BAJE KUKURIKIZA BIMWE BAVUGA NGO .AKARUTA AKANDI KARAKAMIRA



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