Le manque des poches de sang fait une victime




Par: Aubin Niyonkuru , mercredi 20 août 2014  à 07 : 38 : 40
a

Ce mardi matin, une mère qui venait d’accoucher à la Clinique Prince Louis Rwagasore a perdu sa vie à cause du manque du sang à la transfuser, selon des membres de sa famille trouvés sur place, les yeux pleins de larmes.

La défunte venait de la commune Nyabihanga en province de Mwaro (centre du pays).

Selon ses proches qui étaient sur les lieux, elle était venue à Bujumbura où elle espérait trouver les médecins, qui interviendraient rapidement en cas de complication, ainsi que du matériel suffisant pour l’opération de césarienne qui était prévue depuis un certain temps.

L’opération a commencé à 7h du matin ce mardi, comme l’a relaté l’un de ses parentés qui l’avait accompagnée. Après que l’enfant ait né, la même source précise que la maman a eu une hémorragie, et la clinique n’avait pas du sang pour la transfuser.

Ce manque de sang n’a pas été communiqué à ses proches qui se plaignaient qu’ils auraient dû s’arranger autrement.

« Nous avons été mis au courant vers 9h, donc 2 heurs après l’opération », a déclaré, avec les larmes dans les yeux, une de ses parentés.

Un des membres de la famille de la défunte qui a le même groupe sanguin que cette dernière, (c’est-à-dire O+), s’était proposé de donner du sang, mais la clinique a manqué une poche dans laquelle le mettre. Les membres de la famille vont se diriger au Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) espérant y trouver la poche mais le scénario se répète : Pas de poche de sang et par ailleurs, son personnel est en grève.

Ses mêmes parentés signalent qu’ils ont fini par trouver, à 7000 F bu (( 4.2 USD) ou (3.5 Euro) ), une poche de prélèvement du sang, à l’hôpital Roi Khaled, mais c’était déjà trop tard.

Le Directeur du CNTS confirme le manque des poches de prélèvement du sang dans tout le pays.

Le docteur Gilbert Nduwayo dit que la rupture du stock a été causée par la lenteur des fournisseurs de ces poches.

« Probablement que c’est à cause des dettes que le CNTS a envers ses fournisseurs, mais ces derniers jours nous avons essayé de rembourser une partie de ces dettes » ; a déclaré le directeur du CNTS.

Outre ces dettes, le docteur Gilbert Nduwayo évalue à 50 millions les dettes que les autres hôpitaux ont envers ce centre, ce qui leur cause parfois les difficultés de remboursement.

Mais il promet qu’il y a un lot commandé qui arrive aujourd’hui, mercredi, en provenance de l’Ouganda.

Ce problème de manque de sang se fait même parler dans d’autres provinces de l’intérieur du pays.

Au centre de transfusion de Gitega, il n’y avait qu’une poche de prélèvement du sang, le matin de ce mardi, et à celui de Bujumbura, aucune poche jusqu’à 11h, à part 80 poches qui provenaient de l’hôpital de Nyanza-lac (Donc le reste de ce que l’hôpital avait commandé).




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

223 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

Par   ce  mercredi 20 août 2014   à 19 : 31 : 30

C’est la honte pour le ministere de la sante publique !Comment est ce qu’un pays peut se permettre de passer meme une seconde sans reserve de sang !!!!! Sous d’autres cieux, le ministre de la sante publique devrait etre arrete et conduit directement a Mpimba !



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article


Dans la même rubrique
a

Rumonge : Plus d’une centaine d’élèves voient leurs notes au concours national annulées



a

Lumitel : la réconciliation de l’inspection générale du travail finit en queue de poissons



a

Rumonge : Les robinets de la Regideso ont tari



a

L’enlèvement des déchets ménagers écarte les pavés de Bwiza



a

Bubanza : La population de Mpanda, yeux fixés sur les 500 millions de la commune



a

Société : Les tailleurs de l’Avenue de la Mission reprennent leurs activités



a

Rumonge : Une trentaine de diplômes annulée au lycée Dama



a

Editorial : « Eduquer ou Périr »



a

Rumonge : Pots de vin pour corriger l’Examen d’Etat !



a

Mayengo : Les conditions de vie se détériorent





Les plus populaires
Rumonge : Plus d’une centaine d’élèves voient leurs notes au concours national annulées,(popularité : 68 %)

Lumitel : la réconciliation de l’inspection générale du travail finit en queue de poissons ,(popularité : 34 %)

Rumonge : Les robinets de la Regideso ont tari,(popularité : 22 %)

Pourquoi l’investiture des Bashingantahe ?,(popularité : 15 %)

Société : Les tailleurs de l’Avenue de la Mission reprennent leurs activités ,(popularité : 12 %)

L’enlèvement des déchets ménagers écarte les pavés de Bwiza ,(popularité : 7 %)

Rumonge : Une trentaine de diplômes annulée au lycée Dama,(popularité : 6 %)

Bubanza : La population de Mpanda, yeux fixés sur les 500 millions de la commune ,(popularité : 6 %)

Un nouveau code des assurances au Burundi,(popularité : 6 %)

Editorial : « Eduquer ou Périr »,(popularité : 5 %)