Muyinga/ 10 jours seulement de recyclage d’enseignants à l’ECOFO




Par: Dieudonné Nzeyimana , mercredi 20 août 2014  à 07 : 32 : 55
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Au chef lieu de la commune Muyinga, 164 hommes et femmes suivent des cours depuis ce lundi dans les enceintes du lycée communal Muyinga, répartis en groupes selon des cours à dispenser à partir de l’année scolaire qui s’annonce : Sciences et technologies, Entrepreneuriat et Arts, Français/Kirundi et Anglais/Swahili. S’imprégner des matières de 7è et 8 è années d’ECOFO, voilà leur ambition.

La crainte exprimée par ces enseignants assoiffés de plus de connaissances est de ne pas pouvoir maîtriser ces matières en si peu de temps. « Comment par exemple apprendre pour la toute première fois le Kiswahili et prétendre partir l’enseigner aux enfants du pays après dix jours de formation ? », inquiétude exprimée par certains enseignants croisés au lycée communal Muyinga.

Les Directeurs communaux de l’enseignement ont le souci du personnel

D’après Jean Baptiste Basomingera, Directeur de l’Enseignement en commune de Muyinga, la préoccupation est plutôt celle d’avoir un personnel suffisant.

Parmi les 164 unités en formation, 54 étaient des titulaires de classes d’écoles primaires. Les réaffecter à l’ECOFO demande le recrutement de nouveaux enseignants pour les remplacer avant que ne commence l’année scolaire prochaine.

Même au secondaire, les écoles ont été dépouillées d’une partie de son personnel. Illustration, le collège communal de Murama où tous les encadreurs et secrétaires ont été réaffectés à l’ECOFO.

Au Lycée de Rugari, seulement deux encadreurs restent pour faire le suivi de près de 700 cents élèves.

Pareille situation se présente en commune de Giteranyi où 132 enseignants sont en cours de formation.

ECOFO, bon projet à la hâte

Pour l’année scolaire passée, les cours d’entrepreneuriat et ceux du domaine des arts n’ont pas été considérés lors de la délibération de la 7ème ECOFO. D’après les directives de la ministre Rose Gahiru, ces cours n’ont pas été bien dispensés dans le pays faute d’enseignants suffisants. Le cours de civisme n’a pas également été bien enseigné, les manuels ont été apprêtés après le second trimestre.

Dans la province de Muyinga, à certains établissements, les écoliers ont passé toute l’année dans des salles de classe sans portes ni fenêtres. Cette année ils sont obligés de contribuer entre 1000 et 5000Fbu pour la construction de nouveaux locaux, un fardeau pour les ménages pauvres, s’indignant de la violation de la gratuité de l’enseignement à l’école primaire.

Pour certains parents, les bons programmes conçus pour l’ECOFO devraient être bien dispensés par des enseignants correctement formés.




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