Cri d’alarme contre la dégringolade de l’économie Burundaise




Par: Marc Niyonkuru, , lundi 8 septembre 2014  à 15 : 11 : 03
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En analysant les exonérations estimées à plus de 60 milliards de francs Bu à la fin du mois de juin et les avances estimées à 40 milliards de la banque centrale auprès des institutions et établissements financiers œuvrant au Burundi jusqu’en juin de cette année, la PARCEM interpelle Bujumbura de sortir de son silence pour débattre sans faux fuyant des difficultés qui hantent l’économie Burundaise.

Au cours d’une conférence de presse de vendredi de la semaine écoulée, Faustin Ndikumana, Président de Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et le Changement des Mentalités, a lancé un cri d’alarme à propos des rapports de la banque centrale retraçant la politique monétaire et la situation de l’économie Burundaise jusqu’à la fin du mois de juin 2014.

Pour lui, la problématique des exonérations est lancinante et prouve à quel point la bonne gouvernance se cherche encore au pays.

"La loi stipule que le plafond des exonérations est de 18 milliards à la fin de l’année mais jusqu’à la fin du mois de juin de cette année, la valeur des exonérations était de 60 milliards" souligné-t-il.

Il indique que les droits aux exonérations se font en violation de la loi. « Certains ministres accordent des exonérations vaille que vaille parfois sur base d’affinité » déplore le président de la Parcem.

De la part de cette ONG locale pour la promotion de la bonne gouvernance, le gouvernement devrait évaluer l’impact de ces avantages sur l’économie burundaise puisque même l’année écoulée elles étaient estimées à plus de 140 milliards à la fin de l’année. Il déplore que certaines entreprises après avoir bénéficié de cet avantage ne sont plus opérationnelles sur le territoire national après un certain moment.

Selon lui Faustin Ndikumana, l’inflation qui sillonne autour 22 % a pour conséquence principale la faiblesse des pouvoirs d’achat de la population burundaise.

Faustin Ndikumana dit que l’économie burundaise se dégringole davantage parce que les ministères clés dans la croissance économique n’ont bénéficient pas de budget suffisants. « C’est une aberration de voir que le gouvernement a ajouté 18milliards de francs Bu de frais de fonctionnement pendant la révision budgétaire de juin », indique Faustin Ndikumana.

De la part de la Parcem, les banques et établissement financiers ont enregistré 32 % d’impayés jusqu’au mois de juin de cette année suite à une situation économique précaire.

Face à cette dégringolade de l’économie Burundaise, Faustin Ndikumana interpelle les décideurs de ce pays à débattre ouvertement de ces questions économiques qui, sous d’autres cieux, constituent la matière de base pour les hommes politiques qui ambitionnent d’être à la tête du pays.




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