Plus de 80 employés sur le point d’être remplacés par GPSB




Par: Marc Niyonkuru, , mercredi 24 septembre 2014  à 09 : 26 : 39
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Après le renvoi du chef des services statistiques qui est en même temps vice président du syndicat travailleurs de la compagnie Société Global Port Services Burundi, le personnel de cette société a entamé un mouvement de grève ce mardi.

Plus de 80 personnes parmi les 230 travailleurs de cette société seraient sur le point de connaître le sort de vice président du syndicat selon les sources sur place.

En marge de ce mouvement de grève, le vice président dudit syndicat a souligné que cette personne a été chassée par les responsables de cette entreprise en raison de ses prises de position par rapport aux revendications en cours au sein de GPSB.

Le président de ce syndicat a laissé sortir les marchandises sans faire payer des droits de douanes sur ordre de son supérieur hiérarchique qui lui avait envoyé un bout de papier lui annonçant d’agir ainsi .

Par après, la direction de GPSB s’est basée sur la sortie de ces marchandises qui n’avaient pas payé les droits de douanes pour sanctionner ce président du syndicat selon Dieudonné Manirakiza .

Pour le vice président du syndicat, cet homme est tout simplement victime de ses opinions syndicales puisque les liens entre lui et la direction de l’entreprise étaient délétères.

Au delà de ce renvoi, ce syndicaliste indique que le personnel de cette entreprise réclame depuis plus de 2 ans un traitement salarial équivalant aux nombre d’années dont il venait de travailler au sein de l’entreprise Exploitation du Port de Bujumbura avant qu’elle ne se soit transformée en GPSB.

Il a souligne qu’après avoir vu que ni le gouvernement ni l’entreprise GPSB aucun d’entre eux ne s’était fié à leurs revendication, le personnel avait décidé de porter plainte. « Le procès est toujours en justice » a-t-il précisé.

Pour le moment le personnel syndical conditionne la reprise des activités avec le retour de cet homme au service.

Ce personnel de GPSB dit qu’il existe un écart énorme entre les salaires du personnel de la direction et ceux des autres catégories de travailleurs de cette société. « Même les barèmes salariales n’existent pas », a-t-il souligné.

Difficile de savoir la suite de ce dossier jusqu’à présent. Dans l’entre temps, la direction de GPSB appelle le personnel qui en a besoin d’être au service ce mercredi et qualifie d’illégale l’arrêt des cours.

L’ordre dans les barèmes salariales se cherche encore certes, mais au regard de la crise économique prévalant dans le pays, vont- ils converger sur la persistance de la grève ?




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