Revue de la presse du 18 octobre 2014




Par: , samedi 18 octobre 2014  à 11 : 50 : 44
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Vaste rassemblement. Autour de l’ADC (Alliance des démocrates pour le changement) ou du parti Sahwanya Frodebu réunifié ? L’hebdomadaire Iwacu s’interroge.

Il écrit qu’à la veille de la commémoration du 21ème anniversaire de l’assassinat du président Melchior Ndadaye, ses héritiers n’arrivent toujours pas à s’entendre. La pomme de discorde : le choix de celui qui sera le fer de lance du vaste rassemblement.

Iwacu parle également de la hausse des frais de gardiennage au port de Bujumbura depuis le 1er septembre 2014.

Les camions qui font le transport international et qui passent plus de trois jours au port de Bujumbura payent 60.000 FBU de frais de gardiennage par camion et par jour au lieu du tarif habituel de 8.000 francs. Les agences de douane crient au scandale.

Les corps du lac Rweru encore une fois sur la table de pingpong, titre le site de la Radio Isanganiro.

Le Rwanda regrette que les voies diplomatiques pour résoudre certaines questions en rapport avec les corps repêchés dans ce lac, du côté burundais, et enterrés au Burundi, n’aient pas été suivies. Dire que ces cadavres sont venus du Rwanda ne constitue pas une dernière vérité.

L’agence Net press revient sur les réfugiés Burundais dernièrement devenus tanzaniens. Une étape de plus et nous devenons tous Tanzaniens.

Selon cette agence, le Burundi a compris à sa façon avec l’aubaine tanzanienne de naturalisation d’environ 200.000 Burundais réfugiés en Tanzanie. « Le gouvernement burundais salue avec grande satisfaction, la mesure que viennent de prendre les autorités tanzaniennes ».

Autant dire que le gouvernement se féliciterait davantage, poursuit l’agence, si la Tanzanie avait accordé sa nationalité à tous ces rapatriés qui ne cessent de faire le sit-in, tantôt au ministère de la solidarité nationale, tantôt au bureau de l’ombudsman. Après tout, le Burundi compte près de 10 millions d’habitants qu’il ne peut pas toujours nourrir.

Sachez, honorables parlementaires, que la signature est rarement respectée dans ce pays, écrit encore Net press.

S’exprimant il y a des années sur la valeur qu’accordent les Burundais à la signature, à commencer par les hommes politiques les plus importants, un diplomate étranger en poste dans notre pays depuis de longues années qui ne manquait pas d’humour, a déclaré un jour que la seule signature qu’ils respectent, est généralement celle apposée en bas d’un chèque bancaire. Non qu’ils aient été « vaccinés » contre la malhonnêteté, mais parce qu’ils ont peur de la loi très répressive contre les émetteurs des chèques sans provision.

En réaction au rapport très critique des parlementaires européens du 18 septembre dernier, la 1ère vice-présidente de l’assemblée nationale a énuméré toute une série de conventions internationales et de lois nationales dont le Burundi est signataire. Elles sont toutes relatives au respect des droits de l’homme, au contenu de la loi fondamentale, à la liberté d’expression, bref, sur le papier, le Burundi est un pays où il fait bon vivre.

Les claies de séchage du poisson : une technique innovatrice selon l’hebdomadaire Burundi Eco.

Les pêcheurs des plages riveraines du lac Tanganyika ne sèchent plus désormais leur production sur le sol. Une nouvelle technique de séchage a été introduite : celle de claies de séchage. Avant, les poissons étaient à la portée des microbes, de toutes sortes de poussières. La santé des consommateurs était en danger.

Ils ont le stade moderne et manquent crûment les écoles. Le journal La voix de l’enseignant parle des écoles primaires de la province Muramvya qui travaillent dans un désordre absolu.

Il évoque la présence des effectifs élevés jamais connus, le manque de livres et de bancs pupitres de façon que les écoliers s’asseyent à cinq par banc. Les enseignants ne bougent pas en classe par manque de rangées.

Les écoles connaissent tant de difficultés au moment où la construction d’un stade moderne aurait été faite sans entraves et même quand il avait été détruit par la pluie violente, la reconstruction aurait été vite faite.

Et cette lettre de La voix de l’enseignant aux parents. Il leur demande de suivre leur enfant, même à l’école, estimant que l’éducation va de mal en pis.

Il écrit notamment : « Oui, vous avez acheté des cahiers, des uniformes, payé le minerval. C’est bien ! Mais savez-vous que cela ne suffit pas ? Nous voyons des élèves qui, en temps normal de classe se trouvent sous le manguier, d’autres déambulent dans la rue, d’autres encore sont au marché tandis que d’autres se trouvent dans des hôtels dans la débauche ».




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