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La mise en application de la grâce présidentielle critiquée




Par: Aubin Niyonkuru , mercredi 29 octobre 2014  à 20 : 39 : 18
a

L’Aprodh s’indigne contre la mise en application de la récente grâce présidentielle prise à la veille de la célébration du 52e anniversaire de l’indépendance du Burundi. Selon l’observateur juridique des prisons au sein de cette organisation, cette mise en application a connu de nombreuses irrégularités qu’il fallait corriger.

Richard Nimubona relève d’abord pas mal de dossiers des personnes qui avaient été condamnées pour « viol » mais qui ont été libérées alors que ce crime est imprescriptible et non graciable. « Le code pénal est, on ne peut plus clair précis que le crime viol ne peut pas être gracié », a-t-il souligné.

L’observateur juridique des prisons indique qu’il s’agit, selon les effectifs à leur disposition, d’une cinquantaine de personnes qui étaient emprisonnées à la prison centrale de Mpimba qui ont été libérées dans ces conditions.

Les mêmes effectifs à la disposition de l’Aprodh relèvent une vingtaine de personnes libérées qui étaient à la prison de Bururi, ainsi que d’autres cas repérés ici et là dans d’autres prisons.

Les autres irrégularités relevées concernent les prisonniers qui devraient avoir bénéficiés de cette grâce présidentielle mais qui restent emprisonnés. Il donne les cas des prisonniers qui étaient impliqués dans le dossier du journaliste Hassan Ruvakuki, et celui de l’Honorable Hussein Rdjabu. « Peut être que c’est parce qu’il s’agit des dossiers qui ont un caractère politique que les bénéficiaires n’aient pas été libérés », s’est inquiété l’observateur juridique de prisonniers au sein de l’Aprodh.

A notre niveau nous dénonçons la violation flagrante de la loi qui a caractérisé ce travail, a conclu Richard Nimubona qui demande les instances habiletés de prendre les décisions qui s’imposent.

Le président de la commission ad hoc chargée d’appliquer cette mesure de grâce que le travail a été mené techniquement. Jean Bosco Bucumi a précisé que le travail de cette commission continue pour pouvoir atteindre l’effectif de 3000 prisonniers comme le Président de la République l’a souhaité.




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