Revue de presse du 1er novembre 2014




Par: , samedi 1er novembre 2014  à 11 : 12 : 59
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L’hebdomadaire Iwacu du vendredi 31 octobre revient sur les manifestations des Burkinabès.

Un balai, c’est le symbole utilisé pour dénoter un certain mépris de ces manifestants qui veulent balayer le président Blaise Compaoré et sa clique. Ce qui se joue au Burkina, écrit Iwacu, est une prise de conscience qui pourrait essaimer ailleurs en Afrique noire, dans tous ces pays dont les présidents ne rêvent que de tailler la constitution pour enfiler mandat après mandat.

Réputés soumis, dociles, les Burkinabès relèvent la tête et prennent non pas les armes, mais des balais. Gouverner 27 ans et finir balayé comme les détritus, s’exclame Iwacu qui émet aussi un souhait : Si cette triste fin de Compaoré pouvait susciter un éclair de lucidité chez certains.

Iwacu écrit aussi sur la recrudescence de la violence armée. La peur se généralise.

Depuis un mois, la sécurité est perturbée dans différents coins du pays. Malgré les réunions des ministres de la sécurité et de l’intérieur, la population reste inquiète toujours. A travers l’hebdomadaire, le politologue Jean Salathiel Muntunutwiwe estime que cette situation est due en grande partie à l’impunité des criminels.

Et si tout devenait sécurité… l’agence en ligne Net Press trouve que décidément, tout se mesure actuellement en termes de sécurité par les autorités de Bujumbura. Apparemment selon l’agence en ligne, tout part de l’intention du régime en place de gagner les élections de 2015, qu’il pleuve ou qu’il neige.

La question est de savoir qui va remédier à la situation car pour le moment, poursuit l’agence, la population entend se protéger au moyen des rondes nocturnes. Paradoxalement, l’autorité administrative empêche aux citadins d’enrôler des veilleurs. Et à l’intérieur du pays, les différents administratifs tentent de minimiser les faits pour garder leurs postes. Mais en créant de l’insécurité pour autrui afin d’assurer sa sécurité, on finit par créer sa propre insécurité. Et dans ces conditions, la nature n’a pas de pitié.

Le Renouveau du Burundi revient sur la réunion de sécurité qui a été tenue le 30 octobre au chef-lieu de la commune Mbuye en province Muramvya par le président de la république. La répression du terrorisme et de la subversion étaient au menu des échanges.

En ce qui concerne le terrorisme et selon le quotidien gouvernemental, une personne a été appréhendée sur la frontière burundo-tanzanienne. Cette personne serait parmi les terroristes. La nouveauté est qu’il s’agit d’un burundais.

Le Renouveau du Burundi écrit aussi sur la dépression : elle est une réalité au Burundi.

Notre confrère revient sur les explications de la psychologue Médiatrice Nibaruta. Selon elle, la dépression est un trouble de l’humeur, caractérisé notamment par une profonde tristesse, un désespoir, un manque de désir de vivre, un repli sur soi, une perte d’intérêt et de motivation, etc. ces caractéristiques peuvent conduire, dans les cas les plus extrêmes, au suicide.

Le journal La Voix de l’enseignant parle d’une éducation à deux vitesses au Lycée Municipal de Gikungu.

Il évoque deux élèves filles qui ont refusé de couper leurs cheveux à la hauteur observée et voulue par le règlement. Elles expliquent qu’elles relèvent d’une obédience dont l’église interdit aux femmes, au regard des saintes écritures, de couper les cheveux. Elles compteraient sur un certain appui de la direction qui n’arrive pas à prendre une décision. Les enseignants se lamentent que certains élèves soient concernés par le régime disciplinaire et d’autres pas.

Mais le règlement scolaire est clair : les longues chevelures, l’accoutrement extravagant, le maquillage, … dans les écoles secondaires est interdit. Les élèves qui vont à l’encontre de ce règlement sont punis par un retrait des points en éducation. Les tergiversations dans la mise en application de ce règlement on ne peut plus clair témoigne du laxisme des autorités scolaires.

La sexualité avant le mariage : un interdit qui n’en est plus un selon le magazine Burundi Eco.

Au moment où les jeunes considèrent aujourd’hui l’acte sexuel comme un désir comme tant d’autres à satisfaire, les parents en déplorent la banalisation et les conséquences qui en découlent. Avoir des partenaires sexuels chez les célibataires est une réalité à Bujumbura, écrit Burundi Eco.

Une étude démographique de santé faite en 2010 montre que plus de 5% de filles célibataires dans la capitale burundaise ont plus d’un partenaire sexuel. Les grossesses non désirées, conséquence première de cette situation, s’élèvent à 2300 en milieu scolaire pour la période 2011-2012.




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