La question d’insécurité divise le pouvoir et les médias.




Par: Aubin Niyonkuru , jeudi 13 novembre 2014  à 07 : 34 : 38
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L’Observatoire de la presse au Burundi s’indigne contre les propos du Conseil national de la sécurité qui accuse certains médias de diffuser de fausses informations à propos de la recrudescence d’insécurité à travers le pays.

Selon le président de l’Opb, ces propos du Conseil national de la sécurité sont sans fondement du moment que les médias rapportent les faits qui sont avérés. « Il y des agressions régulières à coup de machette, à coup de gourdins, les blessés sont là, les gens qui sont agressées sont là témoignent, parlent », a dit Innocent Muhozi.

Cette question d’insécurité n’est pas vue d’un même œil par le pouvoir et les médias. Dans son communiqué de mardi dernier, le Conseil national de la sécurité dit apprécier l’évolution toujours positive de la paix et la sécurité qui règnent sur toute l’étendue du pays au cours du 3e trimestre de l’an 2014.

Le même conseil a du même coup condamné certains médias, qui ne sont d’ailleurs pas cités, qui « diffusent les informations non vérifiées, qui sont de nature à confiner la population dans la peur et le doute ».Le président de l’Opb indique que ces autorités, « elles qui ont les moyens », devraient plutôt préciser où se trouve la rumeur.

Selon Innocent Muhozi, ce conseil de sécurité devrait plutôt s’occuper de ces questions qui sont réelles au lieu de se rabattre sur ceux qui rapportent les faits en les accusant de propager les rumeurs ou de propager de fausses informations. Il dénonce aussi la globalisation qui a caractérisé ce communiqué du conseil national de la sécurité.

« ….quelles fausses informations, quel médias ; quel jour, qu’on nous dise clairement les faits car nous, nous parlons des faits, nous parlons des personnes agressées et nous ne parlons pas de manière générale, mais eux parlent de manière générale et globale et au bout du compte on ne sait plus de quoi ils parlent exactement », s’est-il étonné.

Ces polémiques sur la recrudescence des cas d’insécurité ravivent du jour au lendemain, surtout que la population de différentes localités continue à signaler la présence des groupes armés qui pillent leurs biens et qui tuent parfois.

Certains habitants de Bujumbura victimes d’une insécurité grandissante, contactés par la Radio Isanganiro, digèrent difficilement les propos du conseil national de sécurité.

"A Bujumbura les gens meurent, à l’intérieur du pays les gens meurent jours après jours. Il n’ y a même pas deux jours, des gens sont venus pendant la nuit avec des machettes et des morceaux de fer à béton et ont frappé et blessé beaucoup de personnes ici, comment alors peut-on dire qu’il y a la sécurité". Disent ces habitants interviewés par la Radio Isanganiro.

Pour ces gens, les autorités affirment que la sécurité est bonne parce qu’elles ont une protection des forces de sécurité, ignorant les gens qui ne dorment pas la nuit suite à ces malfaiteurs qui circulent dans plusieurs coins du pays sans s’inquiéter.

Ces groupes seraient constitués de jeunes récemment refoulés de Kiliba Ondes en République Démocratique du Congo par la Monusco. Cette version n’est jamais admise par les autorités.




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Par ROSE HAKIZIMANA   ce  lundi 17 novembre 2014   à 17 : 57 : 57

Nibareke gushira amakosa ku ma radio ,ahubwo nibavuge ko ataco bashoboye bemangeko ivyo vyose biriko biraba ari inyishu yukutabarigwa ukwiyemera muvyo batashobora vyongerejwe nu bukozi bwi kibi buri muribo
Ikindi nukwo abo badurumbanya umutekano babazi,ikivyerekana nukwo kubuza abantu kwirarira,bivuga ko banezagwa nukwo
kwicwa,kwibwa bikoregwa abanyagihugu,
Raba aho borondeye abo babandi,barko basaka mungo zabatavuga rumwe na cndd fdd none aho niho bazosanga umuti



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