Revue de presse du 15 novembre 2014




Par: , samedi 15 novembre 2014  à 11 : 00 : 39
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C’est honteux, les réponses de Genève ! s’exclame l’agence Net Press. Elle revient sur certaines réponses données par la délégation gouvernementale à Genève, aux questions en rapport avec les violations des droits de l’homme au Burundi.

C’était des réponses évasives qui sont loin de convaincre ceux qui les ont posées et c’est une honte quand ces représentants semblaient ne pas maîtriser tout ce qui s’étaient passés comme bavures dans ce pays qu’ils dirigent.

La réconciliation réussira par le « Notre père qui es aux cieux » interposé. Net Press se demande si une prière qui date de plus de 2000 ans, à l’époque où les Hutu et les Tutsi n’existaient pas encore sous leur identité actuelle, peut réussir la mission conciliatrice que s’est assignée la CVR.

C’est ce que croit pourtant le président de la République, M. Pierre Nkurunziza, lors de l’ouverture d’une session de prières pour la paix, la réconciliation et la réussite des élections de 2015. Il a déclaré que les élections de 2010 se sont bien déroulées, ajoutant que celles de l’année prochaine le seront davantage, à condition que le passage de la prière recommandée par Jésus, qui est « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » soit répétée à maintes reprises.

Le Renouveau du Burundi ajoute que le pouvoir de diriger vient du Tout Puissant. Il revient aux mots du président Pierre Nkurunziza, parlant du prochain rendez-vous électoral, et toujours lors de cette prière.

Selon lui, les élections vont bien se dérouler malgré certaines mauvaises langues ou prophéties de malheur qui ont toujours existé quand on approche des élections. C’est la fin qui justifie les moyens, a-t-il dit.

Le conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide tire la sonnette d’alarme en ce qui concerne le Burundi.

A travers l’hebdomadaire Iwacu, Adama Dieng craint le pire en 2015 si rien n’est fait pour changer la situation sécuritaire. Il faut faire en sorte que les forces du mal ne puissent pas pousser certains acteurs à la violence criminelle. La meilleure façon de freiner cette violence, c’est d’amener l’ensemble des acteurs politiques à se parler. Sinon, le pire peut arriver.

Adama Dieng répondait à une question si le Burundi ne risquait pas de connaître un génocide comme son voisin le Rwanda il y a 20 ans. Tout le monde doit rester vigilant même si c’est le pouvoir qui a la responsabilité première de protéger la population. Aucun État ne peut aujourd’hui revendiquer sa souveraineté pour commettre en silence des meurtres.

Les membres des commissions électorales communales indépendantes en province de Gitega ont été incapables de chanter « Burundi Bwacu ».

Selon encore Iwacu, c’est une cacophonie inédite qui s’est fait entendre le jour où ils ont prêté serment le 05 novembre. Ils ont décidé de clôturer les cérémonies en entonnant l’hymne national. Ce n’était pas peut-être une bonne idée.

Les uns chantaient « Burundi Bwacu, Ragi ry’abasokuru … » tandis que d’autres sont sur « Burundi Bwacu, nkoramutima. … ». Le modérateur propose de le reprendre une nouvelle fois, mais là aussi, pas de chance. Iwacu écrit que l’éducation civique accuse encore des lacunes.

Bataille pour un nourrisson d’un bébé abandonné, titre l’hebdomadaire Iwacu.

Il parle d’une femme habitant Musaga qui a trouvé un nourrisson d’un mois abandonné en juillet. L’administrateur communal estime que l’enfant ne devrait pas rester chez elle car, elle n’a pas de moyens. La femme refuse.

« C’est mon bébé, et on veut me l’arracher. Je ne le permettrais pas », crie Chantal Nisubire. Elle affirme ne pas comprendre l’acharnement de l’administrateur de Musaga, car cela fait plus de quatre mois qu’elle s’occupe du bébé sans être inquiétée. Elle indique qu’elle l’allaite depuis qu’elle l’a recueilli et que ses enfants se sont attachés à lui, et le considèrent désormais comme leur petit frère.

L’hebdomadaire Burundi Eco écrit sur les homosexuels arrêtés alors qu’ils ignorent leur faute.

Ils se font souvent attrapés au Burundi. pourtant, soutient notre confrère, ils n’ont pas encore compris où réside leur faute, surtout que ce qu’ils font, ils le font dans une entente mutuelle.

Certains décident même de fuir le pays pour être libres. « Nous ne sommes pas libres de mouvements dans notre pays, disent-ils. On ne nous permet même pas de vivre en couples. Pire encore, quand la police nous voit, elle nous traque comme des sauvages ».




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