Revue de presse du 22 novembre 2014




Par: , vendredi 21 novembre 2014  à 17 : 07 : 33
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Élections d’abord, la vaccination infantile après !

L’agence Net Press revient sur le report de la campagne de vaccination des enfants contre la rougeole et les verminoses. Elle devait se dérouler du 25 au 28 novembre, mais le ministère de la santé vient d’annoncer que le programme a été ajourné pour décembre dans le souci de ne pas créer un « embouteillage » avec l’enrôlement des électeurs depuis ce lundi. Le directeur du Programme élargi de vaccination vient d’être contredit par la Ceni qui apparaît plus importante que la santé des tout petits enfants.

L’hebdomadaire Iwacu revient sur l’interdiction de la conférence publique que devait animer mercredi le diplomate algérien Idriss Jazairy à l’institut français du Burundi.

C’est un simple appel du cabinet civil du président qui annonce l’annulation à l’ambassade de France. Une annulation qui interroge selon notre confrère. « Vers le dialogue et la culture de paix » était la conférence qui était préparée par le ministère à la bonne gouvernance, qui dépend de la présidence.

Cette interdiction est, selon Iwacu, révélatrice d’un malaise croissant. A la veille des élections, soutient-il, le pouvoir semble de plus en plus nerveux, allergique au débat, à la contradiction. Comme si on voulait nous imposer une pensée unique, « si pensée il y a », écrit l’hebdomadaire.

Le diabète tue en silence dans les campagnes selon encore Iwacu. Un constat fait en province Gitega au centre du Burundi.

Rien que dans la zone Mutoyi en commune Bugendana, sur 289 personnes dépistées, 33 présentent des cas pathologiques graves. Clotilde Nduwumukama est aujourd’hui aveugle à cause des complications du diabète. Pauvre et sans argent, elle ne participe presque à rien dans la gestion du foyer.

Dans son milieu, Clotilde comme les autres personnes sont mal informées sur cette maladie. Beaucoup vont consulter les féticheurs espérant guérir le mal qui les ronge. Ils ne vont pas à l’hôpital parce qu’ils croient qu’ils sont ensorcelés par un voisin.

Le journal Iwacu déplore l’absence de la loi sur les successions. Les femmes ne contrôlent pas les produits de la terre.

La plupart sont souvent chassées par leurs maris du jour au lendemain. Cela arrive surtout pendant la période de récolte. Ces femmes trouvent qu’une telle situation ne leur permet pas de s’épanouir. A travers notre confrère, Alphonsine Bigirimana, juriste, trouve que la loi sur les successions pourrait apporter une partie de réponse chez la famille de la fille.

Avenue du commerce ou avenue commerciale ? Le magazine Burundi Eco s’interroge.

Il parle du commerce ambulant opéré sur cette avenue par les femmes vendeuses de fruits et légumes.

Ce commerce est actif surtout les après-midi, à tel point qu’elle bloque la circulation. Les usagers de cette avenue demandent que l’ordre soit rétabli, et la mairie rassure selon Burundi Eco.

Burundi Eco qui écrit aussi sur une grève qui se pérennise chez les étudiants des universités publiques.

A la veille des états généraux de l’éducation prévus en décembre prochain, les étudiants des universités publiques qui sont dans le système BMD indiquent qu’ils ne regagneront pas les auditoires sans que la question relative au diplôme de baccalauréat ait trouvé une solution.

En éducation toujours, le journal La Voix de l’enseignant parle d’une discipline défaillante dans les écoles. En cause, les échéances électorales.

Pour ce journal, le pouvoir devrait savoir que quand la politique entre par la porte, la science sort par la fenêtre. Ils sont entrain de diluer l’éducation ; ils sont en train de creuser la tombe de ce beau pays. Les lycées municipaux de Bwiza et Gikungu à Bujumbura, les lycées communaux de Magarama à Gitega, ceux de Rusaka et Rango etc., des écoles deviennent ingouvernables. En cause, l’immixtion de la politique dans leur gestion.

Et à Cibitoke, plus fréquents sont les mariages des mineures scolarisées.

Si l’on en croit encore La Voix de l’enseignant, la direction provinciale de l’enseignement de Cibitoke vient d’enregistrer cinquante-quatre cas d’abandons scolaires suite aux grossesses non désirées au cours de ce premier trimestre 2014-2015. Le fait que ces jeunes filles soient acceptées en mariage, de tels cas peuvent se multiplier. Le syndicat CONAPES fait un clin d’œil aux parents, aux élèves filles et à l’administration.

Sur ces cinquante-quatre cas, douze ont été engrossées par leurs enseignants et sont officiellement mariés. Douze autres l’ont été par leurs amis élèves, tandis que les trente restantes ont été engrossées par les commerçants et agents de l’ordre.




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