Trois pays de la région disent oui au troisième mandat de Pierre Nkurunziza




Par: Désiré Nimubona , jeudi 27 novembre 2014  à 06 : 42 : 38
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La Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya trouvent normale que le président burundais Pierre Nkurunziza brigue son troisième mandat à la tête du Burundi, selon le Journal The East African.

Les motivations de soutien à cette candidature par les trois chefs d’états kenyan, tanzanien et ougandais sont essentiellement le fait que Nkrunziza a été élu en 2005 par le parlement et non au suffrage universel.

Si non, à leurs yeux, Nkurunziza est l’un des présidents qui respectent le plus les constitutions de leurs pays, estime le journal citant les trois sources diplomatiques.

« Si le président Nkurunziza est candidat à un troisième mandat, il ne viole pas la Constitution, ou l’Accord de paix d’Arusha de 2000, qui était et qui est la principale base sur laquelle se fonde la Constitution », a déclaré l’ambassadeur du Kenya au Burundi Ken Vitisia dans une interview avec The East African.

L’ambassadeur ougandais et celui de la Tanzanie enfoncent le cloue. Matayo Kyaligonza et James Nzagi respectivement Ambassadeur de l’Ouganda et de la Tanzanie disent qu’il n’y aura pas de crise si Nkurunziza fonce.

Selon eux, ce ne sont que les médias qui croient qu’il aurait une crise au Burundi si jamais Nkurunziza chercherait à se faire réélire en 2015.

Si les trois pays de la région prennent cette position c’est aussi en partie parce que l’opposition burundaise est minée par des divisions internes.

Le parti au pouvoir au Burundi, le CNDDFDD (depuis 2005) va organiser en janvier 2015 son congrès qui devrait décider si Nkurunziza va briguer un troisième mandat en tant que président de la république de près de 10 millions d’âmes.

Selon le journal, le CNDD-FDD croit qu’il a la grande chance de « gagner avec Nkurunziza comme candidat parce qu’il est populaire parmi la population rurale ».

Dr. Yolande Bouka, chercheur à l’Institut sud-africain pour les Etudes de Sécurité en charge de la région des Grands Lacs et en Afrique centrale, interrogé par The East African a noté que si l’Accord d’Arusha est clair que le président ne devrait pas aller pour un troisième mandat, les conseillers juridiques du président peuvent facilement profiter de la faille dans la Constitution.

« Compte tenu de l’incertitude actuelle, les conseillers constitutionnels peuvent facilement prétendre qu’il a eu qu’un seul terme au titre de la Constitution au Burundi et a donc droit à un autre mandat » a-t-elle dit.

Pour certains observateurs, le soutient des trois pays n’est pas moindre. En effet, c’est la Tanzanie qui est parrain de cet accord d’Arusha.

Pour plusieurs années, l’Ouganda a dirigé l’équipe dite Initiative Régionale pour la paix au Burundi.

Quant au Kenya, il a gardé de bonnes relations avec le Burundi et surtout le parti au pouvoir au Burundi, le CNDDFDD.




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Par l'Analyste Independant   ce  jeudi 27 novembre 2014   à 12 : 23 : 34

Je croyais que cette histoire de mandat etait close avec le vote du parlement burundais sur la modification de la constitution. Qui a interet a perturber le Burundi entre les trois pays ? J’espere que les burundais ne se feront pas bernés par des avis des ambassadeurs qui se melent des affaires qui ne les concernent pas ! si du moins le journal n’a pas menti !!! Les burundais sont assez murs et intelligents pour debattre de leur evolution politique. Sinon, si qlqu’un a ete elu par l’AN qui a ete lui-meme elu par le peuple, c’est le suffrage universel ’indirect’ mais c’est quand meme le suffrage universel. Qui tripatouillent encore ainsi ? surement que ce sont ces courtisans qui ne vivent qu’au depens de celui qui les ecoute. A Nkurunziza de prendre ses responsabilités avec toute la cohorte de risques envisageables. le (pays) peuple n’est pas un petit enfant "Igihugu si icana...’ !



Par Mafaranga Juvénal   ce  jeudi 27 novembre 2014   à 16 : 16 : 22

Le rôle positifs de ces pays dans le processus de retour du Burundi à la paix est indéniable et apprécié par l’ensemble des Barundi.
Mais depuis quand un ambassadeur d’un pays ami ou tiers a-t-il le droit de se prononcer ouvertement, publique sur une question pareille ? Je ne suis pas sûr ce que dirait ces diplomates si un diplomate accrédité auprès de leurs pays émettait une opinion semblable envers leurs pays respectifs.
Il y’a certainement des formes d’exprimer le soutien à un candidat à la magistrature suprème d’un pays ami ou voisin mais pas de cette manière qui peut être facilement taxée d’ingérence évidente dans les affaires internes d’un autre état.
A ce que je sache, le risque de tentation de pérrénisation au pouvoir se pose aussi dans ces pays mentionnés. Que ce soit au Kenya ou en Tanzanie, il a été résolu en faveur de l’alternance au sommet de l’état qui est un des piliers de la démocratie.



Par L'autre Analyste   ce  jeudi 27 novembre 2014   à 18 : 58 : 44

Ces ambassadeurs soutiennent qu’il n’y aura pas de crise si Nkurunziza fonce. Voilà la phrase clé.

Baratubonye,
Baratuzi,
Baradukengera !

Abarundi est un peuple de peureux. Les burundais n’ont pas de couilles. À cela, ajoutez ubukunzi bwinda, ubusambo comme on dit, la corruption, l’individualisme, DE NOS PSEUDOS POLITICIENS ! Ne parlons même pas de vision politique.

Aho sindavuga l’ethnisme qui mine les esprits malades de tout un peuple. Ou le régionalisme dans un pays aussi grand qu’un main.

Baratubonye, baratuze, baradukengera. Quel autre peuple accepterait d’être gouverné par le gouvernement le plus médiocre, le plus corrompu, le plus incompétent, le plus criminel que tous les autres réunis, y compris celui de Micombero ? Ikadutwara pendant dix ans ??? Et qu’il s’apprête encore à nous diriger pendant une autre décennie ?

Oui, vive Nkurunziza et les DD. Tumuhe iyindi myaka itanu : tant qu’à faire "uwukoze mu ny... y’imbwa ahereza y’ukuboko".



Par sawa,kimeneke, kimene20@homail.com   ce  jeudi 27 novembre 2014   à 19 : 35 : 06

ni Sawa ewe ntubona pee kwari umuntu mwiza. ehe aba DD barazi gupanga akarere. None bagapanga murihe na bado aba DD bazotwara 90ans



Par   ce  vendredi 28 novembre 2014   à 08 : 49 : 38

L’ADC demoralise ! Qui s’alignerait derriere Leonce ?? Il n’est meme pas connu au Burundi, let alone dans la sous-region ; forget the Western. Le Burundi reculera 10 times une fois ce neant monte au pouvoir. Heureusement qu’il n’y aboutira jamais !



Par TINSLEY AUGUSTIN   ce  mercredi 13 mai 2015   à 16 : 30 : 44

Nous suivons de très près tout entant préoccupe par ce qui se passe au BOURUNDI voisin.
Les dirigeants africains devront comprendre qu’il Ya une vie après le pouvoir, et cette vie se prépare quant on accède au pouvoir.
IL EST TEMPS QUE LE PEUPLE S’APPROPRIE SON POUVOIR QU’ON TENTE DE LUI CONFUSQUER.
QUI EST PROCHAIN SUR LA LISTE ?????



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