Pasteur Habimana de nouveau convoqué




Par: Bernard Bankukira , vendredi 28 novembre 2014  à 16 : 19 : 36
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Dans moins d’une semaine, l’ancien porte-parole du mouvement Palipehutu Fnl a encore une fois comparu devant le parquet près la Cour d’Appel de Bujumbura. Comme pour la dernière comparution le dossier du massacre de plus de 160 banyamulenges en 2004 dans la zone Gatumba était au menu de l’interrogatoire.

Le magistrat instructeur a cette fois ci tenté de convaincre Pasteur Habimana qu’il n’a plus l’immunité provisoire dont il a évoqué pour la dernière comparution. Lundi dernier, Cet ancien porte-parole du mouvement Palipehutu Fnl a soulevé sa jouissance de l’immunité provisoire reconnue aux anciens membres de ce mouvement .Cette immunité est prévue par l’article 2, point 1 de l’accord de principes de Dar es Salam en vue de la réalisation de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Burundi.

Le magistrat instructeur a, de son côté, invoqué une autre loi votée en 2006 qui lève l’immunité à ces anciens combattants du Palipehutu Fnl. Cette loi dit que l’immunité provisoire des membres du Palipehutu Fnl concerne uniquement les actes politiques et non pas les crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Pasteur Habimana a indiqué que cette loi ne concerne pas plutôt les anciens membres du Palipehutu Fnl puisque signée en 2006, alors qu’ils sont restés à Dar es Salam, en train de négocier avec le gouvernement jusqu’en 2008.

« On ne nous a jamais montré cette loi, et si elle existait, comment est-ce que nous sommes rentrés passant par l’aéroport, on devrait nous arrêter à l’aéroport », a déclaré Pasteur Habimana.

Cette loi devrait avoir fait objet de négociation selon toujours cet ancien porte-parole du Palipehutu-Fnl. Comme pour la précédente comparution, Pasteur Habimana a réaffirmé qu’il ne peut rien dire à propos du massacre des Banyamulenges puisqu’il jouit toujours de l’immunité. Mais il a de nouveau dit qu’il est prêt répondre de l’importe quel dossier une fois l’immunité levée. « Nous avons l’immunité, il faut que cette immunité internationale soit levée, c’est une immunité accordée par l’Onu, l’UA, les Présidents de la sous-région ».

L’ancien porte-parole du Palipehutu Fnl a aussi fait savoir que cette immunité dont il jouit est la même que celle que jouit son ancien patron, Aghaton Rwasa. Il comparaitra pour la 3e fois mercredi de cette semaine, accompagné cette fois ci par son avocat. Il a comparu pour la 1ere fois lundi le 24 novembre courant.




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