Difficile négociation sur la nécessité de la réévaluation du processus d’enrolement




Par: Marc Niyonkuru, , lundi 22 décembre 2014  à 15 : 57 : 34
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Tous les partenaires pour les élections de 2015 sont en discussion avec la Commission Electorale Nationale Indépendante depuis l’avant midi de ce lundi. Les partis politiques de l’opposition et la société civile demandent à la CENI d’annuler les résultats de l’enrôlement des électeurs et plaident pour l’usage de la carte nationale d’identité de type biométrique. Les partis politiques exigent 3 jours ou plus pour l’évaluation. Les débats sont loin de faire objet de convergence.

Vers 8 heures du matin de ce lundi, les partis politiques, des corps diplomatiques, la société civile Burundaise dans sa pluralité, les confessions religieuses et bien d’autres étaient en train de débattre des irrégularités qui ont été observées autour de l’enrôlement des électeurs. Pierre Claver Ndayicariye le président de la CENI a précisé que 3.694.944 Burundais se sont fait enrôler comme électeurs en 2015. Il a souligné qu’à travers le pays 1920 cas d’anomalies se sont remarqués sur le territoire national.

Il a souligné que les auteurs de ces bavures qui se son remarqués sont notamment les simples citoyens, les administratifs locaux, les directeurs des écoles secondaires et bien d’autres encore. Tous les partis politiques, à part le parti au pouvoir et ses partis acolytes, ont crié à la fraude électorale. Pour Charles Nditije qui se réclame toujours président de l’Uprona a dit la CENI travaille uniquement pour la satisfaction du parti au pouvoir.

‘’ Rousseau est devenu juge de Jean Jacques’’ a-t-il souligné en ironisant sur la façon dont la CENI satisfait les ambitions du pouvoir à travers ses œuvres. Les partis politiques ont bec et ongles réclamé le départ d’une CENI qui, selon eux, a démérité.

Jusqu’à 12 heures 45 minutes, les partis politiques de l’opposition ont proposé l’annulation du processus d’enrôlement ou à défaut une évaluation qui prendrait du temps, soit 3 jours ou plus.

L’opposition politique souhaite aussi l’usage de carte nationale d’identité comme élément de base pour l’enrôlement des électeurs mais le ministre de l’intérieur a déjà donné la position du gouvernement. ‘’Il n’est pas du tout question d’usage de cette carte. Le gouvernement n’en a pas les moyens et cela prendrait beaucoup de temps’’ a souligné Edouard Nduwimana .

Le professeur Gertrude Kazoviyo a, au nom de la société civile regroupée au Forsc dit que le rapport de la CENI est incomplet. Elle a cité les provinces , les collines et communes dans lesquelles les irrégularités ont réussi. Pour elle , la CENI devrait boire les conséquences qui se présentent puisqu’elle n’a pas fait objet de consensus entre les parties prenantes au processus politiques en cours.

Vers 13 heures, heures de Bujumbura les diplomates européens et l’Union africaine se sont réunis en partis. Les partis politiques de l’opposition ont fait de même. L’opposition aurait pour objectif d’exiger l’annulation des résultats de l’enrôlement avant la réévaluation de ce processus contre vents et marrées. La CENI joue les arbitres même si elle est taxée de rouler pour le parti au pouvoir.

La fin de la rencontre est prévue à quelques minutes de 18 heures. Pour le moment le jeux se joue aux contacts en coulisses qu’on a vu entre les parties prenantes ci haut.




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