Murwi : les combats se poursuivent, le gouvernement toujours silencieux




Par: Aubin Niyonkuru , vendredi 2 janvier 2015  à 14 : 50 : 25
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Un dizaine de militaires et plus de 40 assaillants auraient déjà trouvé la mort dans les affrontements entre l’armée Burundaise et ce groupe d’homme armés non encore identifiés, selon les sources sur place.

Ces combats ont commencé mardi dernier sur la colline Rwesero et Bambo en commune Murwi de la province Cibitoke (Au nord-ouest du Burundi). Trois jours après, ces affrontements ont déjà atteint la colline Gahabura, frontalière avec la commune Bukinanyana.

Depuis le début de ces combats, un groupe de civils « appuient » les militaires. Armés d’armes blanches et d’assaut, ils exécutent même les combattants qui sont capturés comme l’a constaté le reporter spécial d’Isanganiro qui était sur les lieux au premier jour de ces combats. « Deux de ces combattants qui s’étaient retirés dans les vallées venaient d’être exécutés par ces civils ». Certaines sources disent d’ailleurs que ces civils sont des Imbonerakure (jeunes du parti au pouvoir). Le porte-parole de l’armée ne s’est pas jusqu’ici prononcé.

L’association pour la promotion des droits de l’homme et des prisonniers dénonce la violation flagrante du droit internationale humanitaire. Pierre Claver Mbonimpa confirme que certains de ces combattants capturés ont été décapités. « En droit international humanitaire, il est strictement interdit de malmener ou maltraiter celui qui a été appréhendé pendant la guerre ».

Pierre Claver Mbonimpa s’inquiète aussi de ces civils armés qui appuient les militaires.

Le président de l’Aprodh s’insurge également contre le mutisme du gouvernement et de l’armée nationale. Il dit ne pas comprendre le silence que garde durant les 3 jours le porte-parole de l’armée. « Quelques fois si vous gardez le silence, par là il y a quelque chose qui ne marche pas », a-t-il souligné.

D’habitude, ajoute Pierre Claver Mbonimpa, les forces de l’ordre appelaient les médias et la société civile pour voir les bandits armés lorsqu’ils avaient été capturés.

Au début de ces combats, certaines sources disaient que ces combattants étaient des Forces nationales de libération d’Aloys Nzabampema. Dans l’immédiat, son porte-parole a démenti cette information. Mais, les sources concordantes en provenance de Murwi confirment que ces combattants sont venus de la République démocratique du Congo.




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