Revue de presse du 03 janvier 2015




Par: , samedi 3 janvier 2015  à 12 : 15 : 23
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Le chef de l’État met en garde d’éventuels manifestants. L’agence en ligne Net press revient sur son dernier message à la Nation. Un message qui s’est fait dans un contexte particulier.

Tout d’abord, il y a les élections à venir qui surchauffent tous les politiciens ; une pauvreté extrême des fonctionnaires de l’État, et un contexte de guerre au Nord-Ouest du pays. Le chef de l’État n’a rien dit sur cette guerre de Cibitoke qui, depuis mardi, oppose des rebelles aux militaires et policiers.

La fête de fin d’année quant à elle a été célébrée différemment par les habitants de la ville de Bujumbura. Les gens fêtent dans une ambiance plutôt morose.

Net press écrit que pour certains, la pauvreté ne peut pas leur permettre d’organiser quoi que ce soit. Il y en a par contre d’autres qui ont passé la Saint Sylvestre dans des endroits de loisir avec leurs amis, en train de danser, de boire et de manger avant de se souhaiter les meilleurs vœux autour de minuit.

D’autres ont encore privilégié la voie de la prière et ont passé la nuit dans les différentes églises de la capitale, qu’elles soient catholiques ou protestantes. Les uns priaient pour la paix, d’autres pour les autorités du pays. Les politiciens, même s’ils ne l’ont pas dit à haute voix, poursuit l’agence, ont prié pour qu’ils gagnent les prochaines élections.

Des infrastructures publiques sont abandonnées, mais l’État continue à louer les locaux selon le journal Ijambo.

Depuis bien longtemps, les services de l’État et des administrations para-étatiques travaillent dans les locaux loués. Mais quand on se promène dans la ville de Bujumbura, on se rend compte qu’il y a beaucoup de maisons abandonnées, mais qui appartiennent à l’État et à ses administrations.

Le Renouveau du Burundi parle de planification familiale à Kinyinya. La population est informée, mais la pratique ne suit pas correctement.

Le nombre d’habitants ne cesse d’accroître au Burundi selon le quotidien gouvernemental. Cela fait qu’il y ait des problèmes de terres cultivables, et les conséquences sont diversifiées et énormes.

Mais petit à petit, la population commence à prendre conscience et à comprendre que la limitation des naissances est la seule solution à ce problème. Les habitants de la commune Kinyinya en province Ruyigi en sont l’exemple.

Le Renouveau du Burundi parle également des conséquences des grossesses non désirées en milieu scolaire.

Elles sont d’ordre psycho-social et économique. Notre confrère estime que dans le cas du viol, la victime garde la blessure et se sent mal à l’aise chaque fois qu’elle rencontre l’auteur non puni. Ces filles mères deviennent aussi une charge lourde pour leurs familles.

Quid de l’enlèvement des ordures ? Le magazine Burundi Eco écrit qu’un dépotoir improvisé s’observe jusqu’à nos jours au marché de Jabe.

Cela est dû au fait que les associations qui œuvrent dans le domaine de l’assainissement ne sont pas en mesure d’enlever régulièrement ces déchets. Le commissaire du marché dit avoir déjà envoyé une correspondance à la mairie pour étudier cette question.

L’hebdomadaire Iwacu s’intéresse à la loi sur la succession. Il soutient que le Burundi connaît des situations favorisant sa mise en place.

Depuis 2004, un projet de loi sur les successions, les régimes matrimoniaux et les libéralités n’a pas été adopté et promulguée. Pourtant, poursuit notre confrère, des éléments positifs pouvant appuyer cette loi existent. Malgré l’absence de cette loi, certains parents partagent équitablement leurs biens entre tous les enfants sans considération de sexe.

Certaines personnes rencontrées à Muyinga affirment que rien ne justifie par exemple que les filles soient empêchées d’hériter de la terre. Les choses évoluent puisque certaines familles commencent à régler de leur manière ce problème sans attendre même la mise en place de la loi.

Iwacu revient aussi sur des marchandes ambulantes malmenées.

Il y a plus d’une année, on remarque les vendeuses de fruits en train de courir de part et d’autre du centre ville de Bujumbura, la police derrière elles. Elle saisit leurs vivres, fruits et légumes au bord des rues du centre de la capitale. Aussitôt après leur départ, ces femmes reviennent étaler le reste de leurs marchandises.

« La police nous a émasculées », a lâché une de ces femmes, un jour où l’événement s’était produit. L’administrateur communal de Rohero justifie cette opération par le souci de préserver la sécurité et la salubrité dans la ville.




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