De l’anarchie dans le commerce des médicaments




Par: Aubin Niyonkuru , mercredi 28 janvier 2015  à 16 : 40 : 01
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L’observatoire du circuit des produits pharmaceutiques s’inquiète du désordre qui s’observe dans la vente des produits pharmaceutiques en général et des médicaments en particulier.

Au cours d’une conférence de presse de ce mercredi à Bujumbura, le président de cette organisation a cité 2 principales causes de cette anarchie qui caractérise ce secteur.

Clément Nshimirimana souligne l’absence d’une réglementation dans le secteur pharmaceutique et l’absence d’inspection de qualité par les organes habiletés.

Pour la 1ere cause, le président de l’OCP dit que le secteur de la pharmacie est régi par une législation dépassée, c’est-à-dire le décret-loi 100 /150 du 30 septembre 1980. Il s’agit d’un décret dépassé vu qu’il n’est pas adapté à la situation actuelle en ce qui est du commerce des médicaments, a précisé Clément Nshimirimana qui ajoute que la preuve est qu’il y a un projet de loi qui a été élaboré pour combler les lacunes dudit décret, lequel traine toujours dans les tiroirs du ministère de la santé.

L’OCP déplore la réticence du ministère de tutelle de présenter ce projet de loi au conseil des ministres pour qu’il soit approuvé. Cette organisation y voit plutôt une manière de trainer pour protéger les intérêts de certains acteurs du domaine de la pharmacie, y compris ceux des agents du même ministère au détriment de la vie de la population.

Pour la 2e cause, il s’observe plusieurs irrégularités, voire même l’anarchie dans le secteur du commerce des médicaments, et cela se fait sous l’œil complice des inspecteurs et du ministère de la santé, selon toujours le président de l’OCP . A titre d’exemple, Clément Nshimirimana indique qu’il s’observe ici et là des officines pharmaceutiques qui se sont substituées aux cabinets médicaux.

Il fait savoir que certaines pharmacies s’arrogent le droit de délivrer les médicaments sans ordonnance médical, d’autres font des consultations alors que cela ne relève pas de leur compétence, tandis que d’autres délivrent des médicaments sans ordonnance médical, sans oublier les pharmaciens qui modifient les ordonnance médicales déjà prescrites par des personnes compétentes, en violation de l’article 16 litera b du décret ci haut cité.

L’OCP recommande au ministère de la santé de bien clarifier où en est les démarches pour faire adopter le projet de la loi qui va régir l’exercice de la pharmacie dans le pays.

Ce ministère doit aussi pour assurer l’ordre dans ce secteur, réserver au département de la pharmacie, médicament et laboratoire le traitement des dossiers de demande d’ouverture des pharmacies, selon l’OCP , qui propose que l’inspection à son tour va s’occuper du contrôle en toute partialité et indépendance.




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Par pauldepaul   ce  lundi 2 février 2015   à 18 : 30 : 54

"en toute partialité et indépendance", bravo aux journalistes.

par ailleurs, je pense qu’au pays, le systeme anarchique est vieux : un simple commercant des farines de manioc peut vendre des medicaments ( problemes : mauvaise conservation, vente de medicaments perimés, etc.). le cri d’alarme est sanglant, qu’il puisse arriver à qui de droit.

il y a aussi une histoire de jalousie pour les docteurs pharmaciens qui se voient leur part de marché grignoté par d’autres commerçants.



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