Pas facile de défendre les droits humains au Burundi




Par: Marc Niyonkuru, , mardi 3 février 2015  à 06 : 04 : 41
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L’East and Horn of Africa Human Rights Defenders estime que l’autorité publique se trouve à la base des difficultés auxquelles font face les défenseurs des droits humains dans l’exercice de leurs activités au Burundi. Ce rapport interpelle Bujumbura à adopter des lois qui n’entravent pas l’exercice des droits humains.

Cette étude rendue publique ce lundi porte sur la situation des défenseurs des droits humains dans 4 provinces sur les 17 ces deux dernières années. Janvier HAKIZIMANA, responsable du service protection dans cette ONG de défense des droits humains à EHAHRD dit que les défenseurs des droits humains au Burundi font objet de séquestration et d’intimidation surtout de la part de l’autorité publique comme le policier et le gouverneur de la province.

Selon lui, ces autorités ont besoin qu’ils se taisent face à des violations des droits humains dont elles se rendent parfois responsables. Ces écarts par rapport à la loi peuvent parfois aller jusqu’aux mutations surtout dans le domaine de la part de Janvier HAKIZIMANA.

Des loi aussi lacunaires

Certaines lois burundaises constituent aussi une entrave à l’exercice des libertés publiques au Burundi. L’East and Horn of Africa Human Rights Defenders estime que la loi sur la presse au Burundi , celle régissant les manifestations et les réunions publiques, et enfin celle portant organisation et fonctionnement des Associations Sans But Lucratif, ne sont pas compatibles avec les conventions internationales.

Selon Janvier HAKIZIMANA, aussi longtemps que le journaliste sera obligé de révéler sa source d’information comme le stipule la loi sur la presse au Burundi , il ne sera pas facile pour les journalistes burundais d’exercer correctement son travail de défense des droits humains.

Cette organisation estime que les Burundais ne devraient pas aussi demander la permission pour faire des marches manifestations comme le veut la loi régissant les manifestations publiques puisque cela est contraire aux standards internationaux.




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