Élèves et écoliers en manifestation forcée, pour des enseignements de haine




Par: Aubin Niyonkuru , lundi 2 mars 2015  à 17 : 06 : 34
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Les organisations qui militent pour une éducation de qualité s’insurgent contre la participation forcée des élèves et écoliers dans la marche pour la paix organisée samedi dernier par le ministère de l’intérieur.

Selon certaines sources, les directeurs des écoles aussi bien primaires que secondaires avaient fait une forte mobilisation en vue d’exiger les élèves à y participer sous risque de sanctions sévères. Pour ne pas manquer à cet ordre, certains directeurs des établissements scolaires ont fait le contrôle des présences (appel), avant et après les manifestations.

Selon un communiqué du centre pour le renforcement de l’éducation et du développement de la jeunesse, CREDEJ, la participation dans ces manifestations n’a été que pour pas mal d’élèves un moment de déstabiliser leurs activités.

« Partout on rapporte que les élèves ont été obligés d’y participer après des intimidations de la part des autorités scolaires », lit-on dans le même communiqué.

La même association déplore que ces manifestations se soient transformées en des enseignements de haine envers certains activistes de la société civile. « Le cas le plus évoqué est celui des slogans scandé contre la personne de Pacifique Nininahazwe, président du Focode, lors de ces manifestations à Ngozi ».

Le président du Credej fait savoir qu’enseigner les enfants de l’école primaire à scander de tels slogans n’a d’autres visés que semer et entretenir la haine et la zizanie dans d’aussi tendres esprits, « ce qui parait être un crime, une corruption de l’esprit ».

Cette organisation considère que le ministère de l’intérieur risque d’introduire à l’école d’autres programmes de formation à savoir ceux qu’elle qualifie d’enseignements divisionnistes qui épinglent certains médias, certaines organisations de la société civile, des partis politiques de l’opposition comme ennemis de la paix, selon le discours de circonstances lors de ladite manifestation.

Dans le même sens, l’action pour la prévention contre l’exploitation de la personne, APEP, humaine dit qu’elle soutient la manière d’exprimer les sentiments à travers les manifestations, mais condamne ceux qui utilisent les propos ou slogans d’humiliation envers autrui.

L’Apep s’insurge aussi contre la distribution de l’argent à certains participants dans cette marche. « Ce qui marque l’achat de conscience ». Les 2 organisations demandent à la jeunesse burundaise de résister à l’instrumentalisation.




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