Des propos contradictoires au sein du Cnddfdd sur le 3ème mandat




Par: Aubin Niyonkuru Désiré Nimubona , vendredi 13 mars 2015  à 15 : 00 : 05
a

Le mandat présidentiel divise les points de vue des leaders du parti présidentiel. Deux des sorties médiatiques des leaders du parti Cndd fdd, en moins de 48 heures montrent que cette question reste polémique au sein du même parti de l’aigle.

Il s’agit de celui du président du Cndd fdd Pascal Nyabenda et celui du porte parole de ce même parti Onésime Nduwimana.

A attendre les propos du président du parti Cndd fdd Pascal Nyabenda, le Président de la République Pierre Nkurunziza serait l’unique candidat présentable par son parti.

« C’est quelqu’un qui peut amener beaucoup de voix parce que la population à la base dit qu’il ne faut même pas amener d’autres candidats sauf Pierre Nkurunziza ».

A Pascal Nyabenda de compléter lui même, au micro de nos confères de Bbc, que les bagumyabanga à la base menacent de boycotter les prochaines élections si Pierre Nkurunziza n’est pas présenté comme candidat à la Présidence de la République.

Dans ses propos, Pascal Nyabenda semble confirmer que Pierre Nkurunziza est le seul candidat présentable par le Cndd fdd, mais nuance en même temps.

« Si il y a contestation, la Cour constitutionnelle va trancher ». Mais si le congrès désigne Pierre Nkurunziza et qu’il accepte, il n’y a aucun blocage légal (Constitutionnel) qui l’empêche de briguer un autre mandat , a précisé Pascal Nyabenda.

Mais, le porte-parole de cette formation au pouvoir depuis 2005 estime qu’il "n’ y a pas eu de sondage" allant dans le sens de savoir ce que veulent les membres de ce parti en ce qui est de la présentation de tel ou tel autre candidat.

Onésime Nduwimana souligne qu’il y a d’autres paramètres de choix d’un candidat à part la volonté de certains membres du parti.

L’opposition burundaise, réunie au sein de l’Alliance des Démocrates pour le Changement ADC-Ikibiri croit que la discussion sur ça est presque terminée, demandant Pierre Nkurunziza a préparer sa succession en aout 2015.

Léonce Ngendakumana, président de cette coalition estime qu’après pas mal d’intervention qui se basent sur la Constitution de la République et les Accords d’Arusha signés en 2000, il est désormais clair que si Nkurunziza brigue un mandat de plus, ça sera perçu comme un coup contre la constitution.




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Par Gahungu Laurent   ce  lundi 16 mars 2015   à 20 : 16 : 57

Révélation Ivy
Polémiques autour d’un autre mandat de l’actuel Président burundais Pierre Nkurunziza : Révélations d’un ancien législateur de la constitution (*).
- En tant que défenseur des droits humains et ancien député de la société civile, membre de la Commission de justice et des droits du Parlement de transition (1998 - 2005) ayant participé à la rédaction de la Constitution actuelle de la République du Burundi ;
- En tant que juriste, soucieux de la stabilité de mon pays ;
- Et conscient de l’esprit de l’Accord d’Arusha qui a guidé l’élaboration et l’adoption de la Constitution qui régit actuellement la République du Burundi ;
- En tant que citoyen, je suis accablé par la responsabilité d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur le véritable sens de l’article 96 de la Constitution dont j’étais législateur en soumettant ce témoignage dans les termes suivants :
1. Le débat qui soulève la controverse sur l’éligibilité ou non de l’actuel Président de la République en Juin 2015 découle de la malhonnêteté intellectuelle de certains politiciens et en particulier le fait que certains ténors de la société civile ne sont pas suffisamment informés de la teneur de l’ancien texte envoyé par le Gouvernement au Parlement en 2004.
2. L’article 96 est autonome et clair. Il reflète l’esprit et l’intention du législateur que j’étais. Il n’y a pas de floux dans cette disposition qui institutionnalise [l’élection du Président de la République] au suffrage universel direct renouvelable une fois. L’exception prévue à l’article 302 découle d’un test démocratique, une sorte d’arrangement politique, qui a mis l’épicentre du pouvoir dans le Parlement (voir article 116). C’est pourquoi en 2004 nous avons imaginé un Président de la République sans pouvoir constitutionnel.
3. Le projet de Constitution original envoyé au Parlement en 2004 et le rapport résultant de la session d’Octobre 2004 mettent en lumière ce qui est déclaré dans les lignes qui précèdent. Le respect de l’Accord d’Arusha dans le cadre de l’élection présidentielle commence donc en 2010, après l’élection au suffrage universel direct conformément à l’article 96.
4. Il serait injuste et inconstitutionnel de refuser à l’actuel Président qui a le droit de jouir de ses droits civiques et politiques, de se porter candidat pour la deuxième fois à l’élection au suffrage universel direct, s’il souhaite le faire. Il serait également un grave déni de la souveraineté du peuple dans le cadre des dispositions de l’article 96 de la Constitution de la République du Burundi, de lui refuser de jouir de son droit.
Fait à Bujumbura le 13 Mars 2015
Hon. Laurent GAHUNGU,
Ancien député et militant des droits humains
Contacts :
+ 257 79 923 237 gahungulau@gmail.com
(*) Translated from English by Révélation. Original text under the title : "TESTIMONIAL BY A FORMER MP FROM CIVIL SOCIETY, HON. LAURENT GAHUNGU, LAWYER AND HUMAN RIGHTS ACTIVIST". In case of disagreement between this text in French and the English text, the latter prevails.



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