Troisième mandat : Le pouvoir demande des négociations avec l’opposition et la société civile




Par: Désiré Nimubona , mardi 5 mai 2015  à 19 : 16 : 28
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Le Gouvernement burundais a annoncé mardi qu’il est ouvert au dialogue et qu’il peut même libérer les manifestants arrêtés pour créer un climat d’apaisement, s’ils acceptent d’arrêter les manifestations

Le Premier Vice-Président de la République Prosper Bazombanza, a indiqué ce mardi matin à Bujumbura que « le gouvernement est disposé à relâcher les jeunes gens qui ont été arrêtés ».

Le Premier Vice président de la République ajoute que même « les mandats d’arrêt » contre certaines figures de la société civile peuvent aussi être annulés de même que la décision de couper les signaux de trois radios burundaises à l’intérieur du pays.

Que « les manifestations et le mouvement d’insurrection s’arrêtent » Bazombanza dans une réunion avec les membres du corps diplomatique, les responsables des partis, la société civile et les candidats indépendants.

L’envoyé spécial des Nations Unies dans la Région des Grands Lacs Said Djinnit appelle lui aussi au dialogue pour résoudre le problème burundais.

Dans son discours il a déclaré : « Je saisis cette occasion pour lancer un appel aux parties burundaises pour qu’elles donnent toutes ses chances à ce dialogue, s’emploient à promouvoir l’apaisement et s’abstiennent de tout acte qui pourrait entretenir la tension ».

D’après l’envoyé spécial des Nations Unies, les burundais doivent « engager ce dialogue en vue de s’accorder sur les conditions favorables à la poursuite du processus électoral et la tenue des élections dans des conditions libres, transparentes, inclusives et apaisées ».

L’opposition rejette cependant les appels des négociations sur le troisième mandat. Jean Minani, député et président du parti Frodebu Nyakuri dit que les « négociations avec les gens qui violent les Accords d’Arusha sont impossibles » voire même inutiles.

Selon lui, un seul geste, celui du retrait de la candidature de Pierre Nkurunziza à l’élection présidentielle est la seule solution contre les manifestations actuelles dans le pays.

Il rappelle que les Accords d’Arusha limitent à deux les mandats présidentiels, estimant que la Constitution et d’autres institutions ont en commun ces accords comme ancêtres.

Entre temps, les manifestations des burundais contre le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza continuent dans la ville de Bujumbura depuis le 26 avril. Bujumbura Rural et Mwaro sont entrées dans la danse depuis deux jours.

Ce mardi matin, la Cour Constitutionnelle s’est favorablement prononcée pour le troisième mandat de Pierre Nkurunziza, après saisine de la Cour par un groupe de 14 sénateurs du CNDD-FDD.

Les leaders de la Société civile affirment qu’ils ne s’attendaient pas à une bonne nouvelle de la Cour Constitutionnelle. Pacifique Nininahzwe estime que cette décision est « nulle et non avenue », soulignant que ce n’est pas cette décision qui les fera quitter la rue.




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Par GN   ce  mercredi 6 mai 2015   à 12 : 45 : 13

Quelques observations à cette sortie inopinée de Monsieur Bazombanza :
Quand les questions se posent sur la libération des prisonniers politiques, la réponse est toujours que le gouvernement ne s’immisce pas dans la procédure judiciaire. Cette fois-ci, il vient de confirmer ce que tout le monde savait, que la justice, y compris la Cour constitutionnelle, est sous la coupe du pouvoir CNDD-FDD, dont Monsieur Bazombanza se fait porte-parole pour l’occasion. Donc, le verdict sur le 3ème mandat de Monsieur Nkurunziza a été dicté par le CNDD-FDD.

La fermeture des radios, des réseaux sociaux, de la Maison de la Presse et du studio de l’ABR est un acte délibéré qui ne peut pas se justifier par des manifestations pacifiques troublées par une milice du CNDD-FDD et une police inféodée à un parti politique. C’est une violation flagrante des lois nationales et internationales sur les droits de l’homme en général, et sur le droit à la libre expression en particulier.
L’ouverture de ces médias et studios n’est pas négociable, la fermeture ayant été une une bavure des zélés ministres de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Communication et du SNR, donc de la Présidence de la République agissant par le biais du Coordonnateur des trois ministres, en l’occurrence la première vice-présidence dirigée par Monsieur Bazombanza.

Et à supposer qu’on engage les négociations, que dire de tous ces enfants et de ces autres citoyens assassinés par la police et les Imbonerakure pendant les manifestations pacifiques et pendant la nuit ? Que dire de tous ces manifestants torturés dans les locaux de la Documentation, de l’ancien BSR à Buyenzi et d’ailleurs ?

Deux solutions s’offrent au Burundi : (1) l’abandon de la violation de l’Accord d’Arusha et de la Constitution ; (2) la libération de tous les manifestants ; (3) la traduction en justice des auteurs des bavures ; (4) le dédommagement moral et matériel des parents et ayant-droit des victimes de ces bavures ; (5) le report d’un mois pour chaque scrutin, le pays ayant perdu au moins un mois à tenter de convaincre Monsieur Nkurunziza et ses sbires qu’un troisième mandat est illégal.

Il restera à ouvrir les routes, les frontières et les services pour ne pas continuer à étouffer un pays déjà mis à mal par plusieurs années de corruption et de mauviase gouvernance.

Et justice sera plus ou moins faite.



Par BAYAGA   ce  mercredi 6 mai 2015   à 20 : 16 : 53

LES NÉGOCIATIONS POUR ABOUTIR À QUOI ? L’ÉTAT CONNAÎT DÉJA L’ORIGINE DE TOUT, C’EST LA CANDIDATURE FORCÉE DE NKURUNZIZA. CE QUE L’ÉTAT VEUT EST DE MONTRER AUTRES PAYS ET AUX NATIONS UNIES QU’IL A LA VOLONTÉ DE RESTITUER LA STABILITÉ DU PAYS ET SI JAMAIS L’OPPOSITION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE VONT NIER LE DIALOGUE L’ETAT VA PROFITER ÇA POUR LES ACCUSER QU’ILS VEULENT SEULEMENT LA VIOLENCE,C’EST UN CRIN D’OEIL POUR L’OPPOSITION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE.EN BREF C’EST UN PIÈGE QUE L’ETAT LEUR TENDE MERCI.



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