Déclaration de la société civile sur les élections du 29 juin et l’attaque de Mutakura du 1er juillet 2015




Par: Isanganiro , samedi 4 juillet 2015  à 12 : 29 : 07
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"Les organisations signataires condamnent le forcing électoral du Président NKURUNZIZA qui est une voie sans issue empruntée dans le mépris total de l’Accord d’Arusha, de la Constitution et des pertinentes décisions prises par la Communauté Est africaine ainsi que l’Union Africaine"

"La société civile burundaise constate amèrement que le Président NKURUNZIZA vient de mettre à exécution un coup d’Etat Constitutionnel et d’enterrer tous les acquis de la jeune démocratie burundaise"

"La société civile est fortement préoccupée par les menaces proférées contre les opposants au troisième mandat du Président Nkurunziza, dénonce un plan d’extermination des habitants et de destruction des quartiers contestataires, et condamne les exécutions sommaires des opposants au troisième mandat par des agents de l’Etat"

"La société civile condamne fermement l’attaque policière du 1er juillet 2015 à Mutakura qui aura fait une dizaine de morts. Elle est indignée par des informations indiquant que l’attaque était conduite par le Général Adolphe Nshimirimana, chargé de missions à la présidence de la République, qui ne relève d’aucune chaine de commandement des forces de sécurité"

"La société civile burundaise déclare qu’elle ne reconnaîtra ni les résultats ni les institutions qui seraient issus d’une élection tronquée dans tous les sens et que seuls NKURUNZIZA et ses complices en répondront devant le peuple burundais."

"La société civile déclare être prête au dialogue à condition d’exclure toute solution permettant un troisième mandat au Président Pierre NKURUNZIZA et appelle toutes les forces vives de la Nation à se mettre ensemble sans tarder pour trouver une alternative démocratique à la crise actuelle"

"La société civile burundaise appelle enfin la communauté internationale à envisager, en vertu de la responsabilité de protéger, une intervention rapide au Burundi pour protéger la population menacée par un président devenu de facto chef de milice Imbonerakure, pour la désarmer et arrêter ses chefs ; et prévenir la commission de crimes internationaux."




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