Grogne des transporteurs en commun de l’intérieur du pays


La situation des transporteurs va de mal en pis à la suite de la crise que traverse le Burundi. Cette crise a forcé des milliers de Burundais, parmi lesquels les commerçants qui se déplaçaient par transport en commun. A côté de cela, certains propriétaires ont perdu confiance en leurs chauffeurs.



Par: Isanganiro , lundi 27 juillet 2015  à 17 : 55 : 50
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Les transporteurs en commun qui font leurs trajets de Bujumbura à l’intérieur du pays et vice- versa disent qu’ils sont fatigués de la façon dont ils travaillent ces jours-ci.

« Pendant la saison sèche, on pouvait recevoir plus de cent quatre- vingt mille franc burundais par jour mais au moment où je te parle, c’est difficile d’avoir cinquante mille franc burundais ». Ce sont les propos d’un chauffeur rencontré sur la route Bujumbura-Rumonge.

Ce transporteur continue à dire que, normalement de juin à octobre, ils pouvaient encaisser entre neuf cent mille francs bu ou un million. Mais, dit- il, jusqu’à maintenant, on n’a presque rien. Le peu d’argent qu’ils reçoivent sert de nourriture d’entretien du véhicule tout simplement.

Ils disent aussi que leurs clients potentiels étaient des commerçants qui allaient s’approvisionner des marchandises à l’intérieur du pays mais dont certains sont en exil.

Les clients qui voyagent ces derniers jours selon leurs fins n’ont presque rien. Ils négocient au rabais du ticket normalement en vigueur. Pour illustration, le trajet de quatre mille francs burundais avant le début de la crise peut facilement être payé à 1500 francs burundais.

Ces transporteurs pratiquent peu de tours. S’ils ont la chance d’avoir des clients voyageant de Bujumbura à l’intérieur du pays, ils ont du mal à avoir d’autres clients au retour. « Cela montre combien nous travaillons à perte non », s’indigne encore cette personne.

Un des agents de l’Agence Buragane, l’une des agences facilitant le transport en commun Mabanda-Bujumbura est du même avis. Il dit que les tours qu’ils effectuaient avant que la situation au Burundi ne se dégrade ont considérablement diminué.

Un autre va encore plus loin, « j’ai pitié des chauffeurs qui travaillent pour certains patrons. Certains ont perdu confiance de leurs patrons. D’autres ont été sommés d’abandonner le métier », a-t-il ajouté.

Tous ces gens demandent au gouvernement de tout faire pour que la vie commerciale reprenne son cours. Quant aux élections en cours, ils se réservent d’en dire quelque chose. Selon eux, l’affaire revient aux politiciens. Ils disent qu’ils ont besoin de la paix tout simplement.




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