Check-in au marché de Kamenge


Depuis la crise anti-3è mandat, certaines places ont vu la sécurité renforcée, c’est notamment le marché de Kamenge et certaines banques. Les gens ne le voient pas d’un bon oeil.



Par: Isanganiro , lundi 27 juillet 2015  à 20 : 10 : 33
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Avant d’entrer au marché de Kamenge, toute personne est contrôlée. Cela se fait à l’entrée de ce marché nouvellement construit, après que l’ancien a été parti en fumée en 2012.

Cette activité est faite par les agents de sécurité de l’une des sociétés de gardiennage de Bujumbura. Chacun possède un appareil détecteur pour détecter une arme.

Tout client ou commerçant qui entre dans ce marché est contrôlé, avec tout ce qu’il possède. Un ses agents de gardiennage nous a expliqué que c’est une façon d’éviter que des malfaiteurs s’infiltrent avec des armes à feu comme des grenades, parmi les citoyens paisibles.

Ce qui est regrettable, ainsi ajoute-t-il, ce sont des gens qui ne comprennent pas le bien- fondé de cette activité qui vise la sécurité de tous.

Certains de ceux qui fréquentent le marché de KAMENGE estiment ce check in est une façon de créer l’emploi pour diminuer les chômeurs mais aussi de remplir les caisses de ces sociétés de gardiennage, de sécurité et de surveillance. Ils se demandent pourquoi cette activité est faite seulement à Kamenge et non pas aux marchés comme Kinama, marché dit chez Sion ou encore COTEBU.

Des problèmes s’observent toutefois. En plus que le check in peut échouer surtout le matin lors de l’ouverture du marché quand les gens entrent en masse par bousculade, certains jeunes refusent d’être contrôlés. Pire encore, c’est quand l’agent de sécurité cherche à toucher une personne de sexe opposé.

Cette opération, qui s’observait surtout dans des places stratégiques comme l’aéroport ou dans des endroits fréquentés par le président, s’intensifie depuis l’éclatement de la crise électorale qui a frappé le Burundi après l’annonce de la candidature du Président Nkurunziza pour le 3è mandat. Actuellement, ce check-in s’étend à certaines places comme les banques.




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