Plus d’une raisons contraignent les gens à rentrer à Musaga


Depuis l’annonce de la candidature du président Nkuruziza pour son 3è mandat, pas mal de Burundais ont fui le pays. A Bujumbura, certains se sont réfugiés dans les pays voisins alors que d’autres s’étaient déplacés vers d’autres quartiers. Maintenant ils commencent à regagner leurs foyers.



Par: Isanganiro , lundi 3 août 2015  à 12 : 39 : 34
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Pas mal d’habitants avaient quitté cette zone du sud de la capitale burundaise. Ils avaient peur d’une situation d’insécurité avec la troisième candidature du président Pierre Nkurunziza. Les revoici à nouveau regagner les leurs, même si leur peur est encore là.

Ce sont des retrouvailles entre pas mal de familles à Musaga au sud de la capitale Bujumbura. Depuis un certain nombre de jours, en effet, femmes et enfants circulent le jour comme le soir sur différentes avenues et des ruelles de ce coin du sud, la désormais ex-commune urbaine de Musaga. Ils avaient fui cette zone, un des quartiers contestataires du troisième mandat du président sortant Pierre Nkurunziza. A leur départ, un mot était sur leurs lèvres : la guerre est imminente. Le mot tourne encore, mais peu à peu, ils rentrent quand même. Pour plus d’une raison.

« Des établissements scolaires ont rouvert leurs portes. Du maternel au secondaire en passant par le primaire. Nous devons tout faire pour que nos enfants ne ratent pas l’année scolaire ». L’explication vient d’un père de famille, Louis, troisième avenue, marié et père de trois enfants. Il avait fait fuir sa femme et ses enfants à l’intérieur du pays en début du mois de juin.

Au-delà des raisons scolaires, Louis se sent aussi fatigué par le fait que sa famille ait été accueillie par une famille tierce, à plus de cent kilomètres au nord du pays. « Non seulement c’est loin, mais c’est aussi fatiguant et gênant de faire vivre une famille séparée en deux ou plusieurs ».

Louis a un autre problème, même si c’est partagé par plusieurs dans la capitale Bujumbura : la maison qu’il occupe avec les siens, il la loue. André est son bailleur. Les deux vivent toutefois dans une même parcelle. Mais le problème qu’ils partagent tous les deux est que leurs familles respectives avaient fui. A la seule différence avec Louis, la famille André était plus loin, en Ouganda. « Pas seulement cela, renseigne-t-il, je louais une maison là-bas pour ma femme et mes enfants, mais aussi pour ma sœurs et mes neveux ». C’est un peu plus cher quand même si on doit aller louer une maison en terre étrangère.

Louis et André font savoir que plusieurs raisons ont fait qu’ils rapatrient leurs familles. Mais ils évoquent essentiellement des raisons économiques et celles liées à la scolarité de leurs enfants. La dernière raison semble primer. Les deux hommes estiment que n’eût été la scolarité de leurs enfants, ils ne pouvaient pas faire rapatrier leurs familles. « Quoi que disent les autorités burundaises, la sécurité n’est pas encore établie », disent-ils.




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