L’opposition et les alliés du pouvoir appellent le gouvernement à reprendre le dialogue


La recrudescence de la violence et les tueries ciblées, au lendemain de la réélection de Pierre NKURUNZA à la tête du pays, poussent les puissances mondiales à appeler les parties en conflit à reprendre le dialogue dans les meilleurs délais. Après les Etats unies, la Belgique, l’ONU,…, ce sont les alliés du parti au pouvoir et l’opposition politique qui font entendre leurs voix.



Par: Isanganiro , mardi 11 août 2015  à 14 : 32 : 13
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Le parti UPRONA-aile de Concilie NIBIGIRA et allié du parti au pouvoir- condamne la recrudescence de la violence qui a couté la vie au Lieutenant Général Adolphe NSHIMIRIMANA et à d’autres burundais. Selon le Secrétaire Général de ce parti, il n’y a qu’une seule solution pour arrêter la machine à tuer : le dialogue.

Gaston SINDIMWO appelle le gouvernement à se rendre compte de l’urgence de la question. Selon lui, une approche participative est à privilégier. Le dialogue doit se dérouler au niveau collinaire, communal, provincial et national. « Le dialogue est pour tout le monde, s’il est là, le Comité National pour la Respect de l’Accord d’Arusha et le Respect de la Constitution et de l’Etat de Droit(CNARED) doit y être invité », estime le Secrétaire Général du parti UPRONA.

Côté opposition, le parti Sahwanya FRODEBU appelle le Gouvernement à reprendre le dialogue sans tarder. Léonce NGENDAKUMANA indique que l’opposition politique reste attachée aux propositions de la communauté Est Africaine, de l’Union Africaine, de l’ONU et des pays amis selon lesquelles il faut privilégier le dialogue pour régler le différend burundais.

Le président du parti Sahwanya FRODEBU indique que le dialogue reprendra là où on l’avait laissé quand le gouvernement s’est retiré pour organiser l’élection présidentielle. Les questions à discuter sont celles qui étaient sur l’agenda : le calendrier électoral, les mandats du président de la république et la réouverture des radios indépendantes détruites.

Léonce NGENDAKUMANA note avec regret que le gouvernement privilégie la force et risque de prendre le chemin du dialogue quand il n’y aura personne pour dialoguer.


L’opposition opposée au gouvernement d’union nationale

Le président de Sahwanya FRODEBU n’entend pas parler du gouvernement d’union nationale. Selon lui, l’objet du dialogue reste la tenue des élections inclusive, équitables et transparentes.

Le président de Sahwanya FRODEBU dit que l’opposition est avancée dans les préparatifs pour la reprise rapide du dialogue. « L’opposition s’est réunie dans le CENARED pour qu’il soit le seul interlocuteur du gouvernement et nous avons écrit au président MUSEVENI pour lui faire savoir notre position sur l’orientation du dialogue », dit Léonce NGENDAKUMANA

Cependant, Léonce NGENDAKUMANA évoque déjà les préalables des discutions. Il s’agit d’arrêter la machine à tuer, arrêter les arrestations arbitraires, libérer les prisonniers politiques et rouvrir les radios indépendantes fermées après le putsch manqué du 13 mai 2015.

Depuis l’éclatement de la crise consécutive à l’annonce de la candidature du président NKURUNZIZA au troisième mandat, les organisations non gouvernementales dont APRODH font état de plus de 100 personnes tuées, 600 personnes arrêtées et incarcérées, une quarantaine de personnes torturées et plus de 150 milles réfugiés.




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