Collinaires à Rumonge : Une candidature controversée


La candidature du chef collinaire de Kanyenkoko dans la ville de Rumonge à sa propre succession est illégale. Ses détracteurs qui le disent évoquent une condamnation judicaire contre Moïse Ntirandekura, chef collinaire de Kanyenkoko sortant. Les organisateurs des élections en commune et province Rumonge disent ignorer cette condamnation.



Par: Isanganiro , samedi 15 août 2015  à 13 : 39 : 52
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Sur base d’un arrêt rendu contradictoirement (par défaut) le 10 septembre 2012 par la Cour Anti-corruption de Bujumbura dans l’affaire RPAC 760, certains des concurrents de Ntirandekura Moïse jugent sa candidature à sa propre succession illégale suivant l’article 6 du code électoral en vigueur au Burundi.

Selon cet arrêt en effet, la Cour a déclaré établie l’infraction de trafic d’influence passive à charge du prévenu Ntirandekura Moïse et l’a condamné par conséquent à une peine de cinq(5)ans de servitude pénale principale et de 50.000 fbu d’amende payable dans 8 jours ou à défaut subir une servitude pénale subsidiaire de 6 mois.

La cour l’a également condamné à verser, au Trésor Public, le montant de 100.000 fbu objet de l’infraction majoré de 6% par an d’intérêts judiciaires depuis l’assignation jusqu’à parfait paiement volontaire ou forcé ou à défaut subir une contrainte par corps de six mois non libératoires de paiement.

Pour Ntirandekura Moïse alias Musore qui était en campagne électorale de ce jeudi 13 août 2015 à Kanyenkoko, il s’agit des manœuvres visant à l’écarter de la course ; des manœuvres qui n’ont plus leur raison d’être. Depuis la signification de cet arrêt en 2012 en effet, il n’a jamais été arrêté et a toujours dirigé Kanyenkoko. Pour lui, seule la population tranchera par la voie des urnes.

Quant à lui, un magistrat du ministère public à Rumonge évoque la distraction de la justice dans cette affaire. Sinon, Ntirandekura Moïse alias Musore devrait être en prison au regard de l’arrêt. Dans tous les cas, poursuit ce représentant du ministère public, Musore reste redevable devant la justice jusqu’en 2O22.

Contactés à propos, Déogratias Ninyibuka et Eléazar Ndayishimiye respectivement président de la CEPI et de la CECI à Rumonge disent n’avoir jamais vu cet arrêt pour statuer sur le cas. Des sources dignes de foi indiquent que la copie de cet arrêt est bel et bien parvenue au président de la Commission Electorale Communale Indépendante de Rumonge dès ce vendredi 14 août 2015. Il aurait cependant juré de le défendre avec toutes ses énergies pour des fins politiques. Ils sont tous des membres influents du CNDD-FDD (parti au pouvoir) et voudraient à tout prix un membre du parti présidentiel à la tête de ce quartier le 3ème sur le plan démographique dans la ville de Rumonge.




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