Le gouvernement burundais se donne un délai de 3 semaines pour récupérer les armes illégales


Un utlimatum est donné aux fauteurs de troubles : remettre volontairement les armes , si non être confrontés aux forces de défense et de sécurité. Un délai de trois semaines suffit !



Par: Isanganiro , jeudi 3 septembre 2015  à 23 : 03 : 12
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Après deux jours successifs de fusillades et d’explosions de grenades pendant la nuit dans les quartiers qui ont contesté le 3è mandat du Président Pierre Nkurunziza, le gouvernement du Burundi vient d’adresser un ultimatum aux détenteurs d’armes illégales de les remettre volontairement, à défaut de quoi ils se verront confrontés à l’usage de la force par les forces de défense et de sécurité.

Dans une conférence de presse conjointe animée dans l’après-midi de ce jeudi par les ministres de la sécurité publique, de l’intérieur, de la justice et de la défense, ils ont demandé « aux fauteurs de troubles l’arrêt immédiat et sans condition de ce genre de barbarie et de remettre volontairement les armes aux cors de défense et de sécurité et/ou à l’administration » comme l’a ordonné Pascal Barandagiye, ministre de l’intérieur.

Il a indiqué que celui qui remettra son arme volontairement n’encourra aucune poursuite judiciaire.

« A défaut d’exécution volontaire, il est demandé aux forces de défense et de sécurité de recourir à tous les moyens légaux en collaboration avec l’administration et la population dans toute son entièreté pour mettre ces criminels hors d’Etat de nuire », a-t-il martelé, indiquant qu’un rapport doit être transmis dans trois semaines.

Ces ministres ont demandé à l’administration locale nouvellement élue et la population en général de collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité afin de dénoncer « les fauteurs de troubles se trouvant dans leurs quartiers respectifs afin que ceux-ci soient appréhendés et punis conformément à la loi ».

Cette conférence a été organisée à la suite des violences nocturnes qui ont frappé les quartiers contestataires de Jabe, Nyakabiga, Musaga, Mutakura et Cibitoke, emportant des vies humaines et blessant plusieurs personnes, y compris même des policiers.

Photo : SOS Médias Burundi




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