Bubanza s’attend aux défis énormes pour l’année scolaire 2015/2016


A quelques jours de la rentrée scolaire 2014/2015, plus de 15 milles bancs pupitres, plus 300 salles de classe et plus de 500 enseignants manquent encore dans les écoles de la province Bubanza. Le directeur provincial de l’enseignement indique qu’il attend encore la réponse des bienfaiteurs et du ministère de tutelle.



Par: Isanganiro , samedi 12 septembre 2015  à 20 : 56 : 46
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La direction communale de l’enseignement à Bubanza enregistre un manquant de 3500 bancs pupitres, 204 enseignants et 33 salles de classes.

En commune Mpanda, 6255 bancs pupitres manquent encore ; 38 enseignants et 46 salles de classes. A Rugazi on manque 2175 bancs pupitres, 132 enseignants et 87 salles de classe. En commune Gihanga, on manque 1300 bancs pupitres, 77 salles de classe et 123 enseignants. En commune Musigati, on enregistre un manque de 738 bancs pupitres, 92 enseignants et 95 salles de classe.

Au total c’est 15776 bancs pupitres, 338 salles de classe et 589 enseignants qui manquent à quelques jours de la rentrée scolaire 2015/2016 en province Bubanza.

Le directeur provincial de l’enseignement à Bubanza indique qu’il a déjà formulé des demandes au ministère de tutelle et aux différents bienfaiteurs pour qu’ils puissent intervenir par des aides.

Cimpaye Bartelemy, directeur provincial de l’enseignement, ajoute qu’il serait difficile de commencer l’année scolaire avec tout ce déficit d’enseignants, de salles de classe et de bancs pupitres dans tous les établissements scolaires.

Quant aux parents, ils craignent que les directions scolaires risquent de se tourner contre eux en leur demandant de construire eux-mêmes des salles de classe, d’acheter les bancs pupitres pour leurs enfants et de payer les enseignants comme cela a été le cas l’année dernière dans certains coins de la province de Bubanza.

« J’ai deux enfants, élèves à l’ITAB Gihanga, l’année passée, j’ai été obligé de payer 30 mille francs de bancs pupitres puisque l’école n’en avait pas assez.

« J’ai également été contraint de payer 15 mille francs pour la construction de l’Ecole fondamentale pour mes trois enfants, écoliers à l’école primaire de Gihanga 1 et Gihanga 2. C’est trop pour un citoyen qui parvient à nourrir sa famille à peine », regrette Samson Nahayo du village 6 de la commune Gihanga.

Il doute qu’ils risquent d’être contraints de se chercher des enseignants eux-mêmes et de les payer, comme cela serait les cas dans certaines écoles selon toujours Samson Nahayo.

Jusqu’alors, la date de la rentrée scolaire pour l’année 2015/2016 n’a pas encore été annoncée.




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