Rumonge : Une fouille perquisition inquiétante


Le domicile et l’hôtel d’un certain Siméon Sinzinkayo habitant le quartier swahili de la ville de Rumonge ont été systématiquement fouillés la journée de ce samedi 12 sept. 15. Selon des sources proches de la police de Rumonge, des armes et des rebelles étaient recherchés.



Par: Isanganiro , dimanche 13 septembre 2015  à 08 : 25 : 54
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A partir de 9h du matin de ce samedi 12 septembre 2015, le domicile et l’hôtel appartenant à Siméon Sinzinkayo étaient encerclés par des éléments de la police et du service national des renseignements de Rumonge appuyés par des militaires lourdement armés venus de Bujumbura. Ceux-ci sont arrivés à bord d’une camionnette double cabine blanche avec l’ancienne plaque d’immatriculation. A ce moment, le mari et sa femme étaient déjà partis vaquer à leurs activités quotidiennes. Et ce sont les enfants qui ont dû ouvrir certaines portes de leur maison, précisent des sources policières.

Les mêmes sources indiquent que des armes et des effets militaires étaient recherchés selon un mandat de fouille perquisition sorti par le parquet de Rumonge. Aucune arme n’a été saisie. Mais, 134 cornes bœufs des Forces de Défense Nationale(FDN), 77 moustiquaires et un képi tache-tache ont été saisis au domicile de Sinzinkayo. D’autres boites de conserve seront saisis à l’hôtel dans cette fouille qui se poursuivait même au-delà de 17h avec l’entrée dans la danse de certains jeunes portant des t-shirts comportant la photo de feu Lt.Gnl Adolphe Nshimirimana.

Interrogée alors qu’elle rentrait d’une fête et avant qu’elle ne vérifie s’il n’y aurait pas d’autres biens pris, Honorée Niyongere, épouse de Sinzinkayo, dit n’avoir jamais fréquenté les camps militaires pour avoir ces cornes bœufs. Et c’est pour elle normal d’en acheter pour un détenteur d’un bar. Par ailleurs, poursuit-elle, détenir des moustiquaires pour quelqu’un qui possède un hôtel est aussi normal. Niyongere indique que le képi de sa fille saisi n’a rien de militaire et compte saisir la justice pour les portes défoncées à son absence, rappelant qu’en 2005, ils avaient été victimes d’une fouille similaire. Selon la police, quand des armes sont suspectées, il n’y a plus rien à attendre pour fouiller.




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