Une trentaine de jeunes arrêtés à Rumonge pour violation des mœurs


Une trentaine de jeunes filles et garçons croupissent dans les cachots de la police à Rumonge depuis vendredi soir. Le gouverneur de la province de Rumonge qui a ordonné leur arrestation à la plage de Gakora en zone kizuka, les accuse d’avoir outragé publiquement les bonnes mœurs. Les observateurs des droits humains dénoncent une arrestation arbitraire.



Par: Isanganiro , lundi 14 septembre 2015  à 07 : 22 : 14
a

Au moment de leur arrestation l’après-midi de ce vendredi 11 sept.-15, ils étaient à 29, 9 filles et 20 garçons. Les uns sont de Rumonge, d’autres de Bujumbura Mairie.

Alors qu’une réception était organisée au bar-restaurant de Gakora en zone Kizuka sur les rives du lac Tanganyika après l’investiture du gouverneur de Rumonge, ces jeunes s’y étaient également donnés rendez-vous pour s’y baigner.

Les sources policières à Rumonge indiquent que le gouverneur de Rumonge, qui y recevait le ministre Tabu Abdallah Manirakiza, n’a pas pu digérer les gestes posés par ces jeunes qui se baignaient presque nus sans distinction entre les filles et les garçons. Et au lieu de reconnaitre la faute, poursuit la police de Rumonge, ces jeunes se sont révoltés contre le gouverneur de Rumonge, ce qui leur a coûté l’arrestation.

Les parents sont divisés à ce sujet. Beaucoup de parents estiment que cette rétention de trois jours suffit comme punition pour que leurs enfants soient libérés au moment où d’autres voudraient que leurs enfants soient punis conformément à la loi.

Jusque ce dimanche matin, ces jeunes étaient retenus arbitrairement puisqu’ils n’étaient pas enregistrés comme l’a constaté un observateur des droits de l’homme à Rumonge.

Selon la police, ces jeunes, poursuivis selon l’article 549 du Code pénal burundais, s’étaient opposés à leur enregistrement. Ce n’est que ce dimanche matin qu’ils l’ont accepté sur conseils de certains de leurs parents qui les avaient visités. Le Parquet de Rumonge a libéré ce dimanche quatre d’entre eux qui n’avaient pas encore atteint l’âge de 15 ans.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

507 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Des dossiers « ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive » !



a

Télécommunication : Des bureaux de LUMITEL presque déserts



a

Droits de l’Homme : Des effectifs pléthoriques dans les prisons du Burundi



a

Droits de l’homme : Le Burundi dans la persistance des violations de droits humains selon l’ONU



a

Le parquet général met en place une commission d’enquête sur le carnage de Ruhagarika



a

Buta : 21 ans après l’assassinat des 40 séminaristes



a

Justice :Un militant du parti au pouvoir condamné à 3 ans de prison pour tenue de propos haineux



a

Droits l’homme l’homme : Le cimetière de Mpanda inondé



a

Kayanza : 5 ans de prison ferme contre une dizaine d’enseignants de Murambi



a

Dossier PARCEM, « l’affaire loin d’être terminée »





Les plus populaires
Des dossiers « ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive » ! ,(popularité : 4 %)

Troubles au sein de la prison centrale de Gitega,(popularité : 3 %)

Burundi : situation carcérale précaire ,(popularité : 3 %)

Deux pays différents deux justices différentes : Sinduhije libéré ce mardi ,(popularité : 3 %)

L’Aprodh déplore l’augmentation de prisonniers ces derniers jours suite aux tensions politiques ,(popularité : 3 %)

Arrêt des activités contre une main politique dans la justice,(popularité : 3 %)

Le sénat valide la nomination de six magistrats,(popularité : 3 %)

Pierre Claver Mbonimpa devant la justice ce vendredi,(popularité : 3 %)

Les inquiétudes de la LDGL dans la sous région,(popularité : 3 %)

Le FORSC satisfait de l’appel de l’UE contre des agents cités dans des assassinats,(popularité : 3 %)