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Le silence des femmes renforce les violences domestiques à Ruyigi


La violation des droits humains se fait parler d’elle en province Ruyigi bien que la situation ne soit pas grave. Selon les défenseurs des droits humains dans cette province les violences à base politique ont sensiblement diminué mais les violences basées sur le genre persistent.



Par: Isanganiro , lundi 14 septembre 2015  à 17 : 52 : 31
a

C’est un peu curieux. Pleins de personnes s’attroupent devant le bureau de l’officier de police judiciaire à Ruyigi. Les femmes sont particulièrement plus nombreuses. Topista Nsabimana, 26 ans, est une mère de trois enfants. Elle habite la colline Rukaragata en commune et province de Ruyigi. Nous l’avons trouvée le visage défiguré, le moral perdu. Elle a en effet été battue par son propre mari.

« C’était le neuf septembre que mon époux est rentré très tard dans la nuit, sautant sur moi alors que je me dirigeais à l’entrée pour lui ouvrir la porte », raconte-t-elle, les larmes coulant sur le visage. « Il m’a frappée très fort. Des coups de poings, des coups de tête et des gifles ont été assainis contre moi sans savoir pourquoi ». Notre interlocutrice témoigne qu’elle a été sauvée grâce à l’intervention de son fils aîné de dix ans. « Il s’est interposé, me permettant de fuir vers la chambre des enfants ». Topista précise que c’est la nième fois que son mari la frappe « sans aucune raison ».

Quand la femme s’entretenait avec nous, son bourreau-mari était dans le cachot du commissariat de police à Ruyigi. Topista se trouve actuellement entre le marteau et l’enclume. Elle pèse le pour et le contre s’il faut retourner chez sa famille d’origine ou pas. « Mais là, je pense à la vie de mes enfants qui sont encore très jeunes », déplore-t-elle.

En attendant de faire le choix, les membres de sa famille d’accueil, ses beaux-frères en particulier, lui demandent, « menaçant », de faire libérer son mari. A part Topista, la majorité des femmes que nous avons rencontrées devant le bureau de l’OPJ Ruyigi se plaignent d’avoir été battues par les leurs, dans les familles.

Le représentant provincial de l’association pour la protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH) déplore le silence des femmes face aux violences domestiques qu’elles subissent. Félicien Birorimana estime que ce silence aggrave la situation. Il appelle les femmes à dénoncer toutes formes de violences dans leurs ménages. « Il faut rompre avec la tradition burundaise qui dit : ni kwo zubakwa (pour dire littérairement : « c’est comme ça dans les ménages ») ».

Ce point de vue de l’Aprodh est partagé avec l’administration provinciale. Pontien Hatungimana, le conseiller principal du gouverneur, indique que ce comportement des femmes intensifie les agissements des hommes. « Très peu de femmes dénoncent, et les violences domestiques deviennent une habitude dans les ménages ».

Pontien Hatungimana promet de renforcer la sensibilisation pour réduire les cas de violation des droits humains. Selon lui la province n’observe pas actuellement des violences politiques.




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