Pas question de faire payer de l’argent aux écoliers !


Il est strictement interdit de faire payer de l’argent aux écoliers et l’inscription est gratuite selon le directeur général au ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Anatole Niyonkuru l’a déclaré ce lundi lors de l’ouverture de l’année scolaire 2015/2016 à Gihanga en province Bubanza. Néanmoins, la situation n’est pas ainsi dans cette province.



Par: Isanganiro , mardi 22 septembre 2015  à 13 : 23 : 24
a

A l’école primaire Nyamabere en commune Mpanda, chaque écolier doit payer une somme de 4350 FBu qu’on appelle frais de construction, de même qu’à l’école primaire de Muzinda en commune Rugazi.

La somme à payer est de 400 Francs. Un enseignant contacté sur place précise qu’il s’agit d’un consensus entre les responsables scolaires et les parents, même si ces derniers ne cessent de se lamenter puisqu’un parent qui a deux, trois, quatre ou cinq enfants à l’école doit payer pour tous.

A l’école primaire Gihanga 1, c’est depuis l’année passée et chaque écolier paie 5000 FBu de construction. A l’école maternelle c’est 20.000 Fbu par écolier et en plus des constructions des écoles, on achète du matériel aux enfants de la maternelle, selon le directeur de l’école.

Joseph Nitunga ajoute que même l’inscription pour cette année scolaire 2015/2016 en 1ère année coûte 5000 Fr de frais de construction.

Pour les écoles assistées par le Programme Alimentaire Mondial, PAM, en ce qui est des rations alimentaires des écoliers, chaque enfant doit payer 500 Fr des travaux de cuisine plus des frais de construction.

La situation se présente ainsi même si beaucoup d’autres écoles de cette province au moment où l’Etat continue de parler de la gratuité de l’enseignement. Anatole Niyonkuru directeur général au ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a clairement expliqué qu’il est strictement interdit de faire payer de l’argent aux écoliers que ça soit lors de l’inscription ou pas. C’était lors de l’ouverture de l’année scolaire 2015/2016 à Gihanga ce lundi.

Anastase Nyandwi est un parent de trois écoliers déplore la situation et dit que si les choses continuent ainsi, il ne pourra pas amener tous ses sept enfants à l’école.

« Je parviens à nourrir mes enfants à peine et quand on a chassé mes enfants l’année passée, je me suis endetté pour pouvoir payer 15000 Fr de frais de construction et je n’ai pas encore remboursé cet argent jusqu’aujourd’hui », dit-il, soulignant qu’il est choqué quand il entend parler de gratuité de l’enseignement.

L’inspecteur provincial à Bubanza Pierre-Claver Niyonzima, indique qu’il n’y a aucun problème si les responsables scolaires s’entendent avec les parents sur le paiement de cet argent.




Twitter cet article// Partagez cet article sur Facebook

144 ont visité l'article



Votre réaction sur l'article/émission/brève..

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Ecrire un message à l'auteur de cet article

Envoyer un message



Dans la même rubrique
a

Rumonge : Des enseignants réclament les frais de documents pédagogiques



a

Rumonge : La divagation du bétail se poursuit malgré l’opposition administrative



a

Kayanza : l’ambassadeur du japon au Burundi inaugure une adduction d’eau potable à Gahombo



a

Bubanza : plus de 500 enseignants inscrits de force dans des syndicats



a

Moins de 10% de taux de réussite à l’examen d‘état au lycée Bubanza.



a

Burundi : Vers une délimitation définitive des zones de frayère dans le lac Tanganyika



a

Rumonge : Le Burundi célèbre la journée internationale dédiée à la fille



a

Le Japon finance la CFP/OPDE à plus de 140 millions de francs burundais



a

Le parlement burundais recommande la prolongation du mandat de la CVR



a

Education : les universités privées n’ont qu’un taux de réussite de 21 %





Les plus populaires
La sexualité reste un sujet tabou au Burundi. Alors ?,(popularité : 4 %)

SOS : Manirakiza Donatien avec sa langue gonflée depuis sa naissance,(popularité : 4 %)

Pourquoi l’investiture des Bashingantahe ?,(popularité : 3 %)

Les personnes vivant avec le handicap demandent le respect de leur droit pour une autonomie effective,(popularité : 3 %)

La construction du tombeau du Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana,(popularité : 3 %)

Bujumbura : La liste des Bashingantahe s’allonge,(popularité : 3 %)

Kirundo : La famine encore une fois à la porte ,(popularité : 3 %)

Rumonge : Pots de vin pour corriger l’Examen d’Etat !,(popularité : 3 %)

Droits de l’homme : Nouvelle contribution au nom de « solidarité locale » !,(popularité : 3 %)

Avenue de l’amitié et de la mission, enfin réhabilitées ,(popularité : 3 %)