L’Olucome prône un vrai dialogue au Burundi


Le président de l’Observatoire de lutte contre les malversations économiques (OLUCOME) semble pessimiste sur le nouveau décret présidentiel du 23 septembre 2015 relatif à l’organisation d’un dialogue national. Lors d’une conférence de presse mercredi, Gabriel Rufyiri a parlé d’une « gestion contournée du conflit actuel burundais ».



Par: Isanganiro , mercredi 30 septembre 2015  à 14 : 03 : 20
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Pour l’observatoire, le conflit actuel est un conflit entre deux parties. La solution devrait être normalement prise en présence de ces deux parties. « Cependant, il est évident que le nœud du problème entre les politiciens ne sera pas touché d’autant plus que toutes les parties en conflit pourraient ne pas être présentes », présage Gabriel Rufyiri.

A ce sujet précis de représentativité, une question a été posée pour savoir qui devrait être présent dans ledit dialogue national. Et M. Rufyiri de répondre : « Les deux vraies parties sont le Cndd-Fdd au pouvoir, ainsi que l’opposition. Il y a aussi bien entendu la société civile qui doit être au milieu », dit-il, avant d’ajouter : « Le conflit est politique, il doit trouver une solution politique ».

Parmi les questions de la presse figure également celle concernant l’agenda du dialogue : du moment que le gouvernement de Bujumbura n’est pas prêt à revenir sur la problématique du troisième mandat du président, des récentes élections et du gouvernement de transition, faudrait-il y retourner ? « Ce n’est pas à l’Olucome, ni à Rufyiri de fixer l’agenda, mais aux parties en conflit », répond le numéro un de l’Observatoire.

La même organisation soutient qu’il y ait le dialogue, mais un dialogue « faisant intervenir les deux vraies parties et mettant en avant la résolution du nœud du conflit actuel, et non le contourner ». Elle demande aux deux parties de se mettre d’accord sur le facilitateur ou le médiateur, le lieu du déroulement et l’agenda du dialogue.

Le souhait de l’Observatoire est que les parties en conflit, dans leur dialogue, privilégient la voie de la paix et la sécurité de tous, en évitant tout acte de violation des droits de la personne humaine dans toutes ses formes, avec un accent particulier sur le droit à la vie.




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