Le CNDD FDD exige à l’UE de revenir sur sa décision




Par: Isanganiro , lundi 5 octobre 2015  à 19 : 10 : 24
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Le parti au pouvoir au Burundi accuse l’Union Européenne de chercher à diviser les burundais en sanctionnant uniquement des Hutu à travers sa décision de gel des avoirs et le refus de voyager en Europe pour trois policiers proches du Président burundais et un du Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha et la Restauration d’un Etat de droit (CNARED) pour leur implication dans les récentes violences au Burundi.

Dans sa déclaration d’une trentaine de minutes du 3 octobre et lue à la RTNB par son porte-parole, Gélase Ndabirabe, le CNDD-FDD taxe l’Union de partialité et de collision avec ce qu’il appelle les insurgés ayant combattu la candidature de Nkurunziza pour un troisième mandat et les putschistes du 13 Mai 2015. Selon lui, l’UE ferme les yeux sur un pays en train de changer sa constitution mais s’acharne sur le Burundi ne l’ayant pas changé. Par ailleurs, le parti de l’aigle fustige ce qu’il appelle le silence de l’Union Européenne sur des assassinats de personnalités telles que Rwagasore, Ngendandumwe et Ndandaye durant les régimes passés ; crises historiques du Burundi, depuis 1961.

L’UE est en outre pris à partie pour avoir pris des sanctions contre le pays afin de l’étouffer. ce qui, d’après la déclaration, signifie que le putsch manqué du 13 mai se poursuit.

Le parti CNDD-FDD demande à l’UE d’annuler les sanctions prises contre les 4 burundais. L’UE, selon toujours la déclaration, devrait revenir sur sa décision de suspendre les aides au lieu de chercher à l’appliquer comme le souhaite l’opposition radicale.

Il demande également à l’UE de ne plus soutenir les putschistes car dit-il ; le financement de leurs activités équivaut à la soif de parachever le putsch ; l’UE est sommée d’arreter et de juger des putschistes qu’elle abriterait ou les rapatrier de force pour être jugés au Burundi.

Le CNDD-FDD exige enfin à l’UE de remettre à l’Etat burundais le manque à gagner dû a la suspension des appuis budgétaires déjà promises.




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