Implantée à Bujumbura et agréée par le Conseil National de la Communication le 10 juin 2002, la Radio Isanganiro ou « Point de rencontre », est une radio créée sous l’initiative de l’association Ijambo, une association faite essentiellement de journalistes travaillant ou ayant travaillé au sein du studio Ijambo, un studio oeuvrant dans le domaine de la résolution des conflits par la radio.
Radio Isanganiro a commencé à émettre en Modulation de Fréquence le 18 novembre 2002. Dans un premier temps, la couverture hertzienne s’est limitée à Bujumbura, une partie de Bujumbura rurale, une partie des provinces de Bubanza et Cibitoke, situées au nord-ouest du Burundi. Depuis le 29 avril 2003, la Radio Isanganiro emploie six émetteurs disséminés à travers tout le pays et un émetteur mobile, ce qui lui permet d’arroser tout le territoire national, presque tout le territoire rwandais excepté quelques zones d’ombre, une partie de l’est du Congo et l’ouest de la Tanzanie, où sont dispersés les camps de réfugiés burundais.
La Radio Isanganiro est l’une des radios burundaise qui émettent sur Internet, sur le site web www.isanganiro.org
La radio émet 126 heures par semaine : 18 heures par jour, de lundi à dimanche, de 5 heures à 23 heures. Tout le travail de la radio est numérisé, de la récolte de l’information à la diffusion, en passant par le traitement.
La devise de la Radio est: « Inama Isumba ingimba » ; ce qui veut dire « le dialogue vaut mieux que la force. » La Radio Isanganiro s’est assigné les objectifs suivants:
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Diffuser une information objective et équilibrée, à travers tous les canaux de diffusion de large audience.
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Promouvoir le dialogue, la paix et la réconciliation à travers ses journaux, programmes, microprogrammes, magazines et articles de presse.
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Jeter des ponts entre sociétés en conflits, au Burundi d’abord, puis entre les communautés burundaise, rwandaise, congolaise et tanzanienne.
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Promouvoir le respect des droits de l’homme, particulièrement ceux des catégories les plus vulnérables/défavorisées comme les femmes, les enfants, les déplacés et les rapatriés
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Promouvoir la liberté de presse
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Promouvoir la liberté d’expression.
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Promotion des valeurs positives
La ligne éditoriale de la radio se résume dans ces mots - clés : dialogue, paix, développement et réconciliation.
Née dans un contexte de post-conflit après des décennies de déchirement entre les 2 principales communautés ethniques du Burundi, les hutus et les tutsis, Isanganiro se veut un modèle de réconciliation à travers ses programmes fort variés.
Le personnel de la Radio Isanganiro est composé de vingt sept membres (hutus, tutsis, twa, hommes et femmes) dont un directeur, un Rédacteur en Chef, un Chef des programmes, un Chef administratif et Financier, journalistes rédacteurs et présentateur à temps plein pour la rédaction du journal, des journalistes pigistes, des journalistes et producteurs à temps plein et pigistes, huit correspondants provinciaux, six techniciens dont quatre à temps plein, six chauffeurs dont quatre à temps plein. Il y a également des stagiaires, dont le nombre varie selon les saisons radiophoniques.
Les langues d’émission de la Radio Isanganiro sont essentiellement le kirundi (langue nationale), le français, l’anglais et le swahili
La Radio Isanganiro est essentiellement financée par des ONG internationales et des gouvernements européens. Au début, la Radio était liée à Search For Common Ground par une convention de partenariat éditorial. Cette convention stipulait le retrait progressif de la participation de Search for Common Ground dans le budget de la radio Isanganiro.
Cette participation a pris fin au mois de septembre 2006.
D’autres financements proviennent des partenariats de productions radiophoniques avec des tiers (Royaume de Belgique, PADCO, RCN Justice et Démocratie, IRC, ONUB, La Benevolencija, Global Rights, OAG,…)
Pour continuer à bien fonctionner, la radio aura besoin d’autres sources de financement de la part d’autres partenaires, particulièrement des donateurs, d’autant plus que le gros du matériel utilisé par la radio ne lui appartient pas et que les recettes générées par les productions radiophoniques restent insuffisantes.
Au bout de six ans de fonctionnement, la Radio Isanganiro est bien écoutée et appréciée par la population qu’elle sert. Ainsi dans presque toutes les provinces du Burundi, il y a au moins une boutique ou un débit de boissons qui s’appelle Isanganiro.
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